
Bonjour,
J'ai fait des essais sur du super duplex, l'aspect extérieur est meilleur sur du soudage poussé mais le taux de ferrite est trop important.
Y a t il un intérêt à passer en poussé sur du soudage orbital ? Peut on souder en poussé sans aller à l'encontre des codes ?

Bonjour ada59250,
Vous n'êtes pas assez précis dans votre message !
Les lecteurs ne sont pas devins...
De quel procédé de soudage parlez vous ? (TIG je suppose ?)
Quel est le type de gaz utilisé ?
Quelle est la nuance de votre super duplex ?
Quelle est la nuance de votre fil d'apport ?
Bien cordialement,

Dominique,
Ma question se portait sur le concept du tiré/poussé en tig orbital. Quant à mes essais, je les ai effectué sur du 2507 (O.D 20 mm avec Ep=1,5mm) avec un mélange Ar/N2 et un fil d'apport 25.10.4L.
Cdlt,

Bonjour,
En soudage TIG orbital, je ne connais pas le terme poussé ou tiré
Il est uniquement utilisé en soudage MIG/MAG
A chaque fois qu'il y a utilisation du TIG Orbital en soudage bout à bout, le fil d'apport est placé à l'avant de la torche dans le sens du soudage.
Le métal d'apport est déposé à l'avant et dans le bain de fusion juste au dessous de la pointe de l'électrode de tungstène.
La balance austénite / ferrite et le taux de ferrite sont liés à la métallurgie du soudage et à l'énergie de soudage.
Quel est le pourcentage de ferrite obtenu dans votre assemblage (MF et ZAT) ?
Bien cordialement

Disons que je tourne dans le sens contraire, mon fil se retrouve à l'arrière. La distance électrode/fil est plus courte que dans le cas ou mon fil est en avant.
En utilisant le même programme (courant pulsé) que sur du fil avant, j'arrive à un taux de ferrite approchant les 65% vs 50% (fil avant). L'aspect du cordon est régulière, une meilleur pénétration que sur du fil avant.

Au travers de mes recherches, la pratique est peu développée. Je voulais savoir si des soudeurs avaient déjà testé cette pratique..

Bonjour,
Vous indiquez un pourcentage de ferrite de 50% à 65% selon les deux techniques que vous décrivez.
A mon sens, il n'y a aucun problème dans les pourcentages indiqués ?
Que recherchez vous exactement ?
Savoir si certains opérateurs travaillent comme vous ?
Bien cordialement,

J'aimerais savoir si c'était une pratique courante et que ca n'allait pas à l'encontre des normes (ASME). J'ai lu la norme ASME mais je n'ai pas vu de point concernant le sens de rotation. Apparament pas grand monde utilise cette technique
Pour la ferrite, je suis au dessus des spécifications clientes (qui demande max 60%). Par ailleurs, j'aurais voulu savoir si en utilisant cette technique, on pouvait avoir un taux de ferrite inférieur à 60%. Chose que je n'ai pas su faire.

Bonjour,
L'imposition d'un pourcentage de ferrite a une valeur maximale de 60% sur un inox duplex est très sévère.
Pour maîtriser ce pourcentage de ferrite, il faut utiliser un métal d'apport dopé en azote, un gaz de protection dopé en azote et travailler avec une énergie de soudage la plus faible possible.
Il faut aussi utiliser un gaz de protection envers avec un fort pourcentage d'azote.
Je ne savais pas que le sens d'avance de la torche de soudage pouvait modifier ce pourcentage ?
Je n'ai jamais vu du soudage TIG Orbital avec le métal d'apport à l'arrière du bain de fusion et à l'opposé par rapport au sens d'avance de la tête.
Bien cordialement,

Je suis d'accord avec vous concernant la sévérité du taux de ferrite. Concernant le gaz, j'utilise déjà un gaz de soudage avec une addition d'azote sauf pour l'envers ou c'est de l'argo pur.
La seul explication que j'ai pu trouver concernant le tres haut taux de ferrite est que le fil arrive directement dans le bain et tres peu fondu par l'arc. L'avantage de cette technique, c'est que le surépaisseur atteint un max de 0,2mm. Alors que dans le cas ou je suis en fil arrière, j'arrive à 0,9mm sur la phase montante (entre 6h et 9h00).

en ce qui concerne le gaz je trouve que un mélange Ar/N2 est un peu étrange, pourquoi pas Ar pur? Cela reste un soudage en procédé TIG

Envoyé par tungstene
en ce qui concerne le gaz je trouve que un mélange Ar/N2 est un peu étrange, pourquoi pas Ar pur? Cela reste un soudage en procédé TIG

Correct...

Envoyé par Dominique
Il faut aussi utiliser un gaz de protection envers avec un fort pourcentage d'azote.

Envoyé par tungstene
en ce qui concerne le gaz je trouve que un mélange Ar/N2 est un peu étrange, pourquoi pas Ar pur? Cela reste un soudage en procédé TIG

Envoyé par Dominique
Vous rencontrez la même chose avec certaines bases Nickel comme le Nicrofer 6025 de mémoire.

Bonjour Frederic Thiollier,
Moi non plus je ne le savais pas à mes dépends
Mais il semble que l'ajout d'azote dans le mélange gazeux améliore le rétreint entre le liquidus et le solidus sur cette base Nickel.
Nous soudions sous argon pur 99,998% et nous avions une mosaïque de fissuration en finition côté externe après ressuage coloré sans explication technique ni métallurgique (certainement un retreint trop important).
Un ingénieur métallurgiste américain de chez INCO ALLOYS (de mémoire) nous a préconisé d'ajouter un peu d'azote dans notre mélange de gaz de soudage (environ 2,5% d'azote de mémoire) et miracle plus aucune fissuration externe décelée.
Je suis incapable d'expliquer le phénomène métallurgique mais une chose est sûre c'est que les fissurations certainement liées aux contraintes de soudage avaient complètement disparues après contrôle par ressuage coloré.
Si un métallurgiste passe par là et peut nous expliquer la logique de la méthodologie qu'il n'hésite pas à nous éclairer.
Si cette astuce peut servir à un quelconque spécialiste du soudage, qu'il n'hésite pas à tester et à confirmer ou infirmer.
Bien cordialement,

Et bien j'aurai appris quelque chose aujourd'hui!
A garder precieusement en coin de mémoire au cas ou le problème se représenterai, ça ne coute pas grand chose d'essayer dans ce cas là!