
Bonjour à tous,
Je me pose une question concernant le paramètre "d'épaisseur à souder", lié au diamètre de l'électrode.
Comment cette notion s'apprécie-t-elle ?
Si je suis le tableau de cette page : https://www.soudeurs.com/procede-de-soudage-arc-ee-mma-smaw-111-forum/4505-comment-choisir-et-selectionner-le-diametre-ou-la-dimension-de-l-electrode-enrobee.html
Faut-il comprendre "l'épaisseur totale deux morceaux de ferraille" ?
ou
L'épaisseur sur laquelle la soudure va se réaliser (se diffuser) ?
Qu'en est-il d'une soudure qui se ferait sur des morceaux de métal moins conventionnels (qui ne sont pas juste deux morceaux plats qu'on assemble ensemble) ? Je veux dire par là, si je souhaite souder un morceau de fer de 3mm sur une structure existante massive, mon épaisseur sera très épaisse. Peut-on considérer que je ne pourrais pas souder ma pièce, ou que celle-ci ne tiendra pas ?
Cordialement

L'épaisseur va déterminer par exemple en angle intérieur la taille de la gorge de soudure que vous devrez réaliser. Par exemple 2 plaques d'épaisseur 10 mm une gorge de 10 mm à son apotheme ( imaginez une coupe transversale de votre soudure, la section de la gorge vous fera un triangle, l'apotheme c'est la hauteur qui part du milieu de l'hypoténuse) toujours avec 2 plaques de 10 si vous devez souder des 2 côtés, le correct sera une gorge de 5 mm tout le tour.
En bord à bord il faut être soudé à cœur, donc pour ce genre d'épaisseur et au delà de 3 mm faire des chanfreins mettre un écartement qui assurera une pénétration correct. Quand aux électrodes, c'est le diamètre de l'électrode qui imposera une plage d'intensité en fonction de son diamètre, par exemple une 2,5 encaissera de 65A à 90 A ( ce genre de trucs c'est marqué sur les paquets d'électrodes) . Il en découle que si vous prenez une électrode de 4 pour souder de la tôle de 3 , l'électrode aura besoin de trop d'intensité pour une telle épaisseur et que vous allez passer à travers. Si on revient aux 2 plaques en angle et en épaisseur 10, et devoir faire une gorge de 10 mm, en multipliant les passes, il est tout à fait possible de faire avec une gorge de 10 mm correct. Mais la meilleure façon de faire c'est de faire la passe de fond à la 2.5 puis les suivantes à la 3.2 ou à la 4 mm. Par contre faire la passe de fond à la 4mm cela craint l'électrode avec son enrobage aura un gros diamètre, ce qui mécaniquement vous fera un arc long où le risque est très grand de ne pas fondre aussi la racine de votre assemblage ( ce qui est un très grave défaut lors d'une homologuation à tous les coups refusé)

Bonjour et merci de votre retour.
Cette notion d'épaisseur qu'on voit sur les doc techniques des appareils est plus complexe qu'elle n'y parait.
Mais du coup faut-il s'attarder sur ce paramètre quand au choix d'un poste à souder ?
Cordialement

En MMA c'est comme je vous ai expliqué plus haut, c'est l'électrode qui commande , un amateur avec un poste montant à 160 A pourra se sortir de toutes les situations. Je dis 160 A en théorie cela permet de fondre de la 4 mm, mais c'est surtout qu'à la 3.2 ( dans les 110A) cela ne va pas trop tirer sur le poste puisqu'il ne sera pas à fond de sa capacité. Dans les critères d'achat il faut tout de même faire gaffe au facteur de marche. Un poste avec un facteur de marche trop faible va se mettre en sécurité thermique, ce qui est hyper énervant si vous soudez beaucoup lors d'une même session.
Ça c'est pour le MMA, en Mig tout est différent,. là c'est l'épaisseur à souder qui commande. Par exemple un poste MIG synergique d'une puissance de 200A , si vous vous mettez en recherche de paramètres en fonction de l'épaisseur vous proposera en max soudable que 6 ou 7 mm, au dessus les risques de collage de la soudure sont trop grands. Alors qu'en MMA c'est faisable avec un poste de 110A et en employant de la 2.5 et en multipliant les passes pour obtenir la gorge de soudure nécessaire. Il en découle qu'une personne voulant acheter un MIG en budget contenu doit s'assurer que le poste puisse aussi faire le MMA, ce qui n'est pas toujours le cas.