Bonjour,
Maitrisant le soudage des aciers au carbone de type S235 ou P265 (nombreuses QMOS) avec les procédés TIG (141), semi automatique (136), arc (111) et automatique sous flux (121), je dois envisager de souder des aciers de type S355 ou P355 avec passage des QMOS correspondantes.
Y a t-il des différences de mise en oeuvre entre ces aciers qui semblent néanmoins assez proche car appartenant à la meme famille?
Je pense par exemple aux domaines suivants: limites des énergie de soudage, temperatures entre passe, metal d'apport, performance dans le domaine de la resilience...
Je vous remercie par avance pour votre aide.

Bonjour,
Selon la norme NF EN ISO 15614-1 : 2005 + A1:2008, la dureté sous cordon ne doit pas dépasser 380HV10 pour les assemblages non traités thermiquement des groupes 1.2
Prenez en compte le phénomène de trempe possible en ZAT selon le pourcentage de carbone et de manganèse ainsi que l'épaisseur soudée, la température interpasse et l'énergie de soudage apportée pour les dernières passes.
Vous entendrez beaucoup de spécialistes du soudage vous dirent que les S355 ne se préchauffent pas
Pour nous, c'est une grossière erreur sur les épaisseurs supérieures à 20 mm en soudage d'angle (FW) et supérieures à 30 mm en bout à bout (BW).
Utilisez les diagrammes de l'IRSID et les courbes TRC correspondantes à votre nuance pour vous affranchir de ce problème.
C'est encore plus vrai si vous êtes soumis aux exigences NACE pour les assemblages soudés soumis à l'H2S pour lesquels vous ne devez pas dépasser 240HV10 sur l'ensemble des lignes de filiation de dureté.
Le choix du métal d'apport est la variable essentielle à l'obtention de bonnes valeurs de résiliences en métal fondu (tablez sur un métal d'apport ou un couple fil/flux réceptionné 47 Joules à -40°C pour n'avoir aucune surprise désagréable)
Les résiliences sont souvent réalisées à -20°C avec des valeurs requises de 40 à 47 Joules sur les S355 ou P355.
Bon week-end.
Cordialement,