
Bonjour tous le monde,
je suis en train de faire une structure en aluminium pour mon bateau, j'aurais aimer avoir quelques conseils pour souder (tig) des tubes sur des platines, et gueules de loup.
C'est du tube de 40 ou de 30.
5mm d épaisseur
j'ai une toute petite expérience en soudure tig alu, je suis preneur de tous conseils
Que me conseilleriez-vous comme électrode, 3.2 ? diamètre metal d'apport, buse, intensité, inclinaison de torche...
Merci d'avance a tous ceux qui font partager leur expérience et qui font vivre ce super site.

Bonjour Nicolas rousseau,
Je suis le premier à répondre.
Je vous donne ci-dessous mon avis sans vérification et sans aucun essai à l'appui.
Bien vouloir vérifier sur un coupon témoin avec deux coupes macrographiques pour confirmation :
TIG courant alternatif
Electrode de tungstène 3,2 mm en W pur ou WL15
Fil d'apport type ER5356 diamètre 2,4 ou 3,2 mm
Position angle à plat PB
Gaz de protection Argon ou Argon + 30% Hélium (Gaz beaucoup plus chaud)
Buse diamètre 16 mm - débit 16 l/min
Intensité : 150 ampères +/- 20 ampères
Fréquence 150 Hz
Balance réglée sur décapage
Pour votre information :
http://www.soudeurs.com/qualification-de-soudeur-braseur-et-d-operateur/16575-criteres-d-acceptation-des-defauts-de-soudure-sur-soudure-d-angle.html
Veuillez confirmer ou infirmer ces paramètres indicatifs pour les prochains visiteurs et lecteurs
Merci de votre attention.
Cordialement,

Allez j'y vais de ma version,
tungstène multistrike ( vous pourrez aussi l'utiliser en courant continu à l'occasion) diamètre 2.4, intensité moi je mettrai 180 A, (mais j'ai beaucoup d'expérience sur l'alu) fréquence 100Hz ( ça c'est pour pas me bousiller les oreilles) et la balance pour un peu moins que 50/50 côté tungstène. Buse de 9 ou 10mm ( diamètre de l'orifice) et si vous avez panoplie avec diffuseur,utilisez là c'est mieux, débit de gaz dans les 12 l, si lors des arrêts l'extrémité de votre tungstène noircie, il faudra augmenter votre post gaz, diamètre métal d'apport 2.4 et enfin gâchette mode 2 temps

Bonjour Nicolas,
Rien à redire avec ce qui précède, la fourchette de réglage pour cette soudure en angle à plat sur tôle moyenne alu est très large.
Comme Dominique je penche pour une grosse buse pour protéger aussi le métal d'apport (et pouvoir godiller sans se péguer dans le bain de fusion ! comme dirait W).
Pour le métal d'apport on peut aussi utiliser le ER 5183 préconisé pour la navale par la plupart des sociétés de classification (LRS, DNV, ABS...).
En 2,4 mm et 3,2 mm.
Le mieux serait que tu nous communiques la nuance de tes tubes et tôles.
Pour l'électrode, je sors d'utiliser de la WL20 en D 3,2 mm affûtée.
C'est très précis et inusable...
Si tu ne touches pas.
Pour l'intensité tu en programmes 2 à la torche si ton poste te le permet.
Ou alors tu joues avec l'évanouissement (au moins 4 secondes) en fonction de la montée en température de la pièce.
Peux-tu nous donner le modèle de ton poste ?
Salutations

@ savoir fer, l'évanouissement pour l'alu c'est jamais bon, je t'assure qu'à la gâchette on peut faire ça aux petits oignons , en bout d'éprouvette même pour des qualifications, genre toujours un peu le feu au lac, si on le fait très rapide ( pour ne pas avoir de piqures sur les pénétrations, ) lorsqu'on a pris le coup , c'est finger in the noze

Salut W,
D'accord avec toi.
Le jeu avec l'évanouisseur, ça n'est pas forcément pour la fin de cordon, mais pour pouvoir contrôler la température du bain pendant le soudage, quand on ne peut pas programmer 2 intensités à la torche sur le cycle de soudage.
On appuie un coup pour évanouir et avant l'extinction de l'arc, on ré-appuie pour redémarrer et ainsi de suite.
Comme tu le sais, ces petits tubes de 5 mm d'épaisseur sont longs à chauffer, mais une fois que c'est parti, il vaut mieux pouvoir assurer et changer d'intensité en cours de soudage ou jouer sur l'évanouisseur.
J'aimerais bien connaître la marque et le modèle du poste en question.
Cordialement

l'alu c'est beaucoup au feeling, et être très réactif lors du soudage, , pour la pénétration c'est vraiment un coup à prendre pour ressentir la "descente " du bain, qui t'indique que tu es en train de pénétrer ou pas, je me souviens d'une visite du GIAT, qui voulait nous confier la fabrication des réservoirs du char Leclerc, ils sont restés sur le cul, des intensités qu'on balançait , c'était du 4 mm en bord à bord, eux cagoule sur le nez et bouche ouverte, on a eu le marché, et mis un peu minables leurs soudeurs maison.

Merci pour les réponses !
@savoir fer, mon poste est un jasic 200 ac/dc.
J'ai fait plusieurs essais avec électrode 3.2 et du 2.4, en 150 ampères. @ tungsten , c'est vrai que des que le bain est partit il faut aller très vite... pas toujours facile, et au dessus de 150 ampères je n'arrive pas a suivre...
Est il nécessaire de laisser la pièce refroidir ?
Comment faire pour reprendre un cordon proprement ?
J'ai eu plusieurs fois des petits trous et taches noires, cela peut être du a quoi ?
@dominique, tu as mis dans tes infos, fréquence : 150Hz .
La fréquence ne se règle pas que en mode pulse ?
Peut être mon poste ne le permet pas...
D'apres votre expérience, quelle est la meilleure position pour souder tube sur des plats ? et tubes inclinés ...
Merci encore

pour les défauts que vous signalez, s'ils se produisent en fin de cordon, c'est probablement votre tube qui dégaze.
L'air emprisonné dans votre tube de par la chaleur se met sous pression, et s'échappe par votre bain de fusion, comme c'est de l'air et non de l'argon cela pollue votre bain.
La ruse est pour tout les tubes qui de part la soudure vont être fermé, est de faire à la perceuse un plein tube un petit trou genre 3 mm, cela vous fera un échappement qui empêchera la montée en pression de l'air emprisonné dans le tube.
Concernant la fréquence en mode AC, l'interface de votre poste n'est pas très explicite, le mieux est de tester, en changeant les valeurs du bouton pulse fréquence, d'abord en restant en mode lisse ( bouton à droite de celui à bascule AC ou DC, rien qu'à l'oreille vous devriez percevoir, si c'est efficient ou pas.
Si rien ne change, commutez alors ce boutons en mode pulse, et essayez de faire ce bouton fréquence

Merci tungstene pour cette ruse, ca va me servir ! Cependant je rencontre le problème sur des tubes ouverts...
Pour le bouton "pulse frequency" , il agit uniquement en mode pulsé. je pense donc que je ne peux pas jouer sur la fréquence en mode lisse.
D'apres vous, sur du tube de 30 ou 40 5mm sur du plat 5mm, est il nécessaire de laisser refroidir la pièce ? ou faire un cordon en une seul fois ?

si vous avez ces pollutions, sur des tubes ouverts, là je n'ai pas trop d'explication, ou alors si c'est lors des arrêts et que vous les faites avec de rapides marche arrêt à la gâchette pour combler le cratère de fin peut être un poste gaz beaucoup trop court, qui entraînerait des pollutions de votre tungstène. A part ça le soudage des alu demande toujours des pièces bien nettoyées. Quant à faire la soudure en 1 fois ou pas, je ne peux pas présumer de votre habilité, moi je dirai en 1 fois. C'est à vous d'expérimenter ce qui vous convient le mieux

Bonjour,
L'aluminium fond à 650°C (l'acier à 1500°C), donc il se solidifie très vite et emprisonne des gaz qui n'ont pas eu le temps de s'échapper (surtout l'hydrogène), provenant de l'eau, des hydrocarbures... qui polluent la pièce à souder.
D'ou l'importance, comme le dit Tungstène, d'un parfait nettoyage des pièces.
De plus l'aluminium est revêtu d'une couche d'oxyde extrêmement dure, l'alumine, qui fond à 2000°C, qui empêche la liaison des pièces et dont il faut se débarrasser juste avant le soudage (brosse inox, disque à lamelles...).
Le courant alternatif, le réglage de la fréquence, le réglage de la balance aident aussi à éliminer ces inconvénients.
D'après la façade de ton poste tu ne peux pas régler la fréquence (elle restera à 50 hertz), mais tu peux régler la balance pour un meilleur décapage de l'alumine (ou à contrario une meilleure pénétration).
Je suppose que les piqûres (?) visibles sur ta photo sont le résultat d'un mauvais nettoyage ou décapage.

Savoir faire dit avec raison " L'aluminium fond à 650°C (l'acier à 1500°C)", mais justement cela fait un paradoxe avec la conductibilité thermique des matériaux, bien qu'avec un point de fusion bien plus bas, il faudra plus d’énergie pour souder du cuivre ou de l'alu, car la chaleur cavale dans la pièce, et offre d'ailleurs de bien belles occasions de se cramer les doigts :D