
Bonjour,
Pouvez-vous me renseigner sur le type de traitement thermique qu'il faut faire sur une soudure de tuyauterie dont la WPS exige un traitement thermique, je sais qu'il existe trois type de TTH:
- le RECUIT
-LA TREMPE
-& LE REVENU
Je precise que c'est une tuyauterie qui doit etre montée dans un milieu corrosif (presence de H2S), donc le risque de corrosion est trés elevé.
Tous mes remerciements anticipés.

Bonjour Désire,
Vous ne précisez pas la nuance de l'acier de votre tuyauterie ?
Logiquement la WPS devrait préciser la température du traitement, la vitesse de montée, le temps de maintien et la vitesse de descente.
Voir la QMOS de référence pour lire le rapport du TTH et connaitre la courbe du traitement thermique après soudage.
Je pense que le TTH est réalisé entre 580°C et 620°C pendant 30 à 60 minutes pour la détente et la stabilisation.
Cordialement,

Merci pour votre contribution, le descriptif figure bel et bien dans la WPS,il s'agit du A106GRB pour ce qui est de la nuance, et le TTH est precisé à 600°C pendant une plage de 1Heure? la vitesse de montée et de descente sont precisées, peut être que j'ai mal posé ma question, en fait ce que je veux savoir c'est le nom du traitement thermique.
S'agit-il du Revenu ou de Recuit?
Merci de m'eclairer sur le nom de ce type de TTH.
Trés cordialement

Bonjour,
Il ne s'agit ni d'un revenu ni d'un recuit, mais d'un TTAS (traitement thermique après soudage) en francais ou PWHT (post weld heat treatment) en anglais.
En général, pour les aciers carbone, le TTAS (supérieur à 593°C selon ASME B31.3) est réalisé à 20°C de moins que la T° de revenu du métal de base (la tuyauterie dans ce cas).
Cordialement,
Alan

Bonjour,
Sauf erreur de ma part ce type de traitement thermique se nomme traitement thermique de détensionnement ou traitement thermique de relaxation
Le but principal est de réduire les tensions internes de soudage et de diminuer les valeurs des filiations de dureté.
Un document intéressant trouvé sur la toile
http://bde.icam.fr/medias/files/chapitre-n-4-traitement-des-aciers.pdf
Cordialement,

Alan
Toute ma gratitude pour l'eclairage que tu 'apportes.

Tout à fait d'accord avec Dominique, il s'agit de raccourci qui n'exprime pas très bien le rôle du traitement thermique, le but étant le détensionnement ou relaxation des contraintes résiduelles et de diminuer les valeurs des filiations de dureté.

Bonjour Dominique,
Merci encore pour ce document tres édifiant.
Toute ma gratitude.

BONJOUR
il s"agit bien des traitement de relaxation
la trempe est utilisé pour durcir l'aciers
cordialement

Bonjour à tous.
Pour compléter ce qui dit Dominique , le PWHT a deux fonctions :
- effectivement relacher les contraintes résiduelles de soudage en portant la soudure à une T°C > 550°C. A cette T°C l'acier classique (hors aciers faiblement allié) n'a plus aucune limite d'élasticité.
Les contraintes locales génèrent des micro-déplacements. Qui dit déplacement dit suppression de ces contraintes résiduelles.
Le refroidissement doit être lent (typiquement 120°C par heure) pour éviter de recréer de nouvelles contraintes résiduelles.
- Un deuxième effet (et c'est pourquoi on pratique le PWHT à des T°C de 600°C voir 620°C pour les aciers classiques) et un effet de revenu. En ZAT (HAZ en anglais) l refroidissement rapide est susceptible de générer des zone à dureté élevées (type martensitiques) surtout avec des aciers avec un taux ce %C > 0,14%.
Dans la production ou le traitement du pétrole, le risque principal est le risque H2S (sour service en anglais).
Si localement il y a des microstructures dures (la règle dit qu'au dela de 250 HV il y a un risque) on peut avoir un développement de Hydrogen Induced Cracking -HIC.
Le HIC est aussi très influencé par la propreté inclusionnaire. Version encore plus grave de l'endommagement par H2S : le Stress Corrosion Cracking (SSC) ou fissuration sous contrainte (microstructure + stress - contraintes principales et résiduelles).
Le SCC peut de déclencher en quelques jours de service.
C'est la raison principale des traitement thermiques imposés de manière systèmatique dans le milieu du pétrole.

Envoyé par frakie
Bonjour à tous.
Pour compléter ce qui dit Dominique , le PWHT a deux fonctions :
- effectivement relacher les contraintes résiduelles de soudage en portant la soudure à une T°C > 550°C. A cette T°C l'acier classique (hors aciers faiblement allié) n'a plus aucune limite d'élasticité.
Les contraintes locales génèrent des micro-déplacements. Qui dit déplacement dit suppression de ces contraintes résiduelles.
Le refroidissement doit être lent (typiquement 120°C par heure) pour éviter de recréer de nouvelles contraintes résiduelles.
- Un deuxième effet (et c'est pourquoi on pratique le PWHT à des T°C de 600°C voir 620°C pour les aciers classiques) et un effet de revenu. En ZAT (HAZ en anglais) l refroidissement rapide est susceptible de générer des zone à dureté élevées (type martensitiques) surtout avec des aciers avec un taux ce %C > 0,14%.
Dans la production ou le traitement du pétrole, le risque principal est le risque H2S (sour service en anglais).
Si localement il y a des microstructures dures (la règle dit qu'au dela de 250 HV il y a un risque) on peut avoir un développement de Hydrogen Induced Cracking -HIC.
Le HIC est aussi très influencé par la propreté inclusionnaire. Version encore plus grave de l'endommagement par H2S : le Stress Corrosion Cracking (SSC) ou fissuration sous contrainte (microstructure + stress - contraintes principales et résiduelles).
Le SCC peut de déclencher en quelques jours de service.
C'est la raison principale des traitement thermiques imposés de manière systèmatique dans le milieu du pétrole.

Bonjour. J'ai fait une erreur de frappe dans le message ci dessus et tiens à m'en excuser. La T°C à laquelle les aciers classiques n'ont plus de limite d'élasticité est 550°C et non 150°C.
Encore toutes mes excuses pour ce typo.