
Bonjour à tous, :~(
Il ne fait pas bon être soudeur qualité radio aujourd'hui !
Nous sommes encore obligés de mettre le doigt là où cela fait mal en lisant certaines révisions de normes applicables aux qualifications du personnel soudeur (ainsi que les qualifications de modes opératoires de soudage sur acier).
L'analyse porte sur la norme NF EN 12517 de septembre 1998 qui a été remplacée par la NF EN 12517-1 de juillet 2006.
Cette norme est applicable pour l'interprétation radiographique des assemblages soudés de qualification du personnel soudeur et des modes opératoires de soudage.
Le constat est le suivant :
Une soufflure sphéroïdale de Ø 1,1 mm visible sur le radiogramme d'une soudure de tube de Ø 60,3 x 3,91 en acier carbone ou inoxydable était acceptable en juillet 2006 mais ne l'est plus en 2007 car la tolérance du niveau 1 du tableau 2 est passée de 0,3 x épaisseur nominale à 0,2 x épaisseur nominale.
C'est à dire qu'une soufflure sphéroïdale acceptable en 2006 de Ø 1,1 mm est inacceptable en 2007 car la tolérance passe maintenant à un Ø 0,78 mm.
Cela semble facile à écrire mais assez difficile à réaliser dans la pratique de tous les jours.
Qui n'a jamais détecté une soufflure de 0,8 mm dans une épaisseur soudée de 4 mm ?
Combien de pièces faudrat-il souder pour obtenir le quota imposé ?
Pensez vous que cela va améliorer la qualité de nos fabrications actuelles ?
Notre constat alarmant est le suivant :
Aujourd'hui, il est très difficile de trouver du personnel soudeur expérimenté et qualifié mais dans ces conditions énumérées ci-dessus, nous risquons fort de ne plus trouver personne car la réussite aux épreuves de qualification va devenir un véritable parcours du combattant !
Et qui profite réellement de cette nouvelle imposition technique.
Nous pensons nécessaire de se poser les bonnes questions sur l'application de nos normes européennes ...
Certains rétorqueront que c'est comme cela que l'on fait rouler des TGV à plus de 500 km/h en toute sécurité...
Cordialement,

Bonjour,
Entièrement d'accord avec vos commentaires pertinents.
Mais par ailleurs, je ne sais pas dans quel domaine est utilisée la norme EN 12517.
Dans la fabrication des équipements sous pression, cette norme n'est pas utilisée, étant donné que la norme EN ISO 15614-1 pour les QMOS et la norme EN 287-1 pour les QS, font toutes les deux références à l'EN 25817 qui équivaut à l'ISO 5817, pour ce qui concerne les niveaux d'acceptation des défauts. (respectivement aux § 7.5 et 7)
Cordialement.

Bonsoir claud67, (!)
Désolés de vous contredire mais ce que nous écrivons est d'application pour les qualifications de modes opératoires de soudage et les qualifications de soudeurs pour les appareils et équipements sous pression (ESP) !
Veuillez vérifier ce que nous écrivons ci-dessous :
La norme NF EN ISO 15614-1 précise au paragraphe 7.5 en page 16 les niveaux d'acceptations pour chaque méthode de contrôle END dans l'EN 12062.
Cette norme NF EN 12062:1997 + A1:2003 + A2:2004 précise par exemple que le contrôle visuel est réalisé selon les critères de l'ISO 5817 niveau B sauf pour certains défauts de forme. (voir tableau A.1 de la EN 12062:1997 )
Cette norme NF EN 12062:1997 + A1:2003 + A2:2004 précise que la radiographie est réalisée selon EN 1435 et les niveaux d'acceptation de l'interprétation des défauts selon l'EN 12517 Niveau 1. (voir tableau A.5 de la EN 12062:1997 )
Vous avez la même chose dans la norme NF EN 287-1:2004 + Amendement A2:2006 à la page 24 au paragraphe 7
Si vous prenez le temps de lire la norme d'interprétation NF EN 12517 niveau 1 pour les soufflures, vous constaterez une tolérance de 0,2 x épaisseur soudée pour le diamètre avec un maxi de 3 mm.
Nous n'inventons rien !
Le pire dans cette analyse, c'est que l'application de ces tolérances dimensionnelles se fait dans les mêmes limites pour l'aluminium et ses alliages ainsi que le cuivre et ses alliages.
Donc pour une tôle soudée en aluminium série 5xxx de 5 mm, vous ne devez rencontrer aucune soufflure de plus de Ø 1 mm de diamètre sur toute la longueur de soudure contrôlée.
Désolé de vous le dire, mais l'application de ces normes sont trop généralistes et nous marchons un peu sur la tête !
Et il faut reconnaitre que c'est très subtil de la part des normalisateurs...
Cordialement,
Bonsoir
Il est vrai qu'il vaut mieux être un soudeur qualité ultra son. Car cette même soudure (tôle ou tube) d'épaisseur supérieure ou égale à 10 mm sera contrôlée en ultra sons et le controleur s'étalonnera suivant la NF EN 1712 ET 1714 sur un réflecteur artificiel de diamètre 3 mm. Alors les soufflures de 1.078 mm ......
Ceci montre bien la non complémentarité pas toujours comprise des fabricants des méthodes de contrôles de compacité.
Cordialement
Messieurs bonjour,
Si je rentre dans le débat c'est que je crois que vous dérivez un petit peu.
Comprenez-moi, je suis soudeur débutant, ça fait à peine un an que je sors de formation de l'afpa la treille à Marseille qui n'est plus ce qu'elle était.Enfin c'est un autre débat.
Enfin les soufflures certes sont la terreur des soudeurs c'est vrai, mais n'ayant pas du tout les connaissances que vous avez, je voulais juste apporter un regard différent.
Sur un 2 pouces en acier noir, en tout logique on le fait au TIG à part vraiment les soudeurs à l'ancienne qui ont gardé une patte de folie.
Excusez-moi mais les seules soufflures que j'ai fait était la conséquence un manque de rigueur de ma préparation ou vraiment d'un gros coup de vent ou d'un manque de gaz et dans tout les cas il y a des solutions pour réduire le risque de soufflures bien avant de commencer son cordon. C'est un peu comme l'inclusion un soudeur même s'il est chargé comme une mule ou qu'il est pressé il le ressent, après le souci est ce qu'il s'arrête ou recommence ou pas'
Comme le disait mon cher maître Camille la préparation c'est 90°/° du boulot.
La vrai question à mes yeux: est ce qu'on se donne les moyens d'avoir des soudeurs consciencieux? ou avons nous besoin d'une telle qualité?
La conception et la qualité a-t'elle le savoir ou l'expèrience pour ne pas avoir à se réfugier derrière des normalisations'
Messieurs excusez ma jeunesse, je reste ouvert au débat.