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Gilles Maillard, formateur à l’AFPA du Madrillet à Saint-Etienne-du-Rouvray forme des jeunes soudeurs.

Publié: le 25/06/2019 à 04:47 Dernière mise à jour: le 25/06/2019 à 04:47 Par: Dominique ADMIN Nombre de vues: 2810
En Haute-Normandie, la filière des énergies recrute. Parmi les métiers demandés, celui de soudeur. Gilles Maillard, 55 ans, formateur à l’AFPA du Madrillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, sur la rive gauche de Rouen, raconte son quotidien.




En Haute-Normandie, la filière des énergies recrute. Parmi les métiers demandés, celui de soudeur. Gilles Maillard, 55 ans, formateur à l’AFPA du Madrillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, sur la rive gauche de Rouen, raconte son quotidien.

En Haute-Normandie, la filière des énergies recrute. Parmi les métiers demandés, celui de soudeur. Gilles Maillard, 55 ans, formateur à l’AFPA du Madrillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, sur la rive gauche de Rouen, raconte son quotidien.

MON POSTE

Je suis formateur soudure à l’AFPA du Madrillet où une trentaine de stagiaires suivent des formations de base chaque année. D’autres sont ici en contrat de professionnalisation, d’autres encore sont salariés en formation d’initiation ou de perfectionnement. Tous les deux ans, les soudeurs professionnels doivent reconduire leur habilitation. Ils sont en effet homologué à l’instant T pour des assemblages. S’ils ne pratiquent pas rapidement, ils risquent de perdre leur dextérité. Il perd alors de la dextérité. Probable qu’au bout de deux ans, ils ne sachent plus réaliser les soudures. Comme ces actions demandent une grande précision, on doit vérifier que la personne sait toujours les réaliser. Notre rôle est de les aider à passer les épreuves de leur homologation.

MON PARCOURS

A 21 ans, j’ai suivi une formation de soudeur à l’AFPA du Madrillet, je suis donc issu de la maison. Puis, je suis entré dans une grosse entreprise de chaudronnerie, de tuyauterie, et de maintenance industrielle. Je travaillais sur la construction de réservoirs de stockage, dans tous les domaines, le naval, les centrales nucléaires, les raffineries, les usines de métallurgie. Je faisais beaucoup de déplacements en métropole ou les territoires d’outre-mer. C’est un métier pour lequel il faut savoir être mobile, et accepter les horaires un peu décalés. J’ai suivi des formations courtes de perfectionnements en tant que soudeur et en tant que techni-cien de soudage. La différence est que le premier exécute les actions, le second met au point les procédures de soudage. Parallèlement, j’étais à l’AFPA, membre de jury aux examens, et je suis devenu formateur.

NOTRE MÉTIER

On ne devient donc pas soudeur chevronné du jour au lendemain : pour être un bon professionnel, il faut au moins cinq ans. Le métier de soudeur est un métier de précision : il demande une certaine aptitude physique et visuelle. Il faut par exemple être minutieux dans la préparation des assemblages. La mise en œuvre des matériaux, les réglages du poste à souder et de l’outillage sont des opérations pointues. L’assemblage, c’est 60 % de la soudure. Si c’est mal préparé, le résultat en subira les conséquences.Les gens se spécialisent souvent dans un secteur. Les univers dans lesquels les soudeurs interviennent peuvent être très différents, les procédés de soudage sont alors spécifiques. Un soudeur hautement qualifié dans la pétrochimie, le nucléaire, ou le naval aura besoin d’un perfectionnement s’il veut travailler dans l’industrie pharmaceutique. Les matériaux à assembler, les épaisseurs, les types d’assemblage, les positions de soudage ne sont pas les mêmes. Et c’est assez complexe. Notre métier est donc assez varié et touche à plein de secteurs.

Si vous êtes intéressé par le métier de soudeur, postulez auprès de l’agence Pôle emploi la plus proche de votre domicile.

Source : http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/2060067/actualites+economie/gilles-maillard-forme-des-jeunes-soudeurs-en-haute-normandie#.VJPRJ14AKA
Par: Dominique ADMIN

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