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Comment choisir un poste de soudage MIG/MAG compact ?

Publié: le 26/12/2014 à 18:03 Dernière mise à jour: le 26/12/2014 à 18:03 Par: arnaud72 Nombre de vues: 4344
Ce document rédigé par l'auteur et membre arnaud72 vise à présenter les critères de choix et fournir des indications pratiques avant l'achat d'un poste à souder MIG/MAG.
Il s'agit aussi de mettre en évidence les particularités parfois mal connues et mal documentées qui permettent de comprendre les différences de prix entre les modèles.

1 -
Introduction

Ce n'est pas un comparatif exhaustif de tous les modèles de postes à souder ni de tous les fabricants même si les principaux sont passés en revue.
Le domaine de ce dossier concerne à la fois la réparation et la fabrication légère ce qui correspond soit à des usages d'amateurs gros bricoleurs qui veulent investir dans un matériel sérieux, soit de certains professionnels (artisan serrurier, atelier de maintenance, carrossier).
Seuls les produits fonctionnant avec des bobines de fil de 15Kg seront abordés, ceux pour bobines de 5kg étant généralement ciblés pour le bricolage.

La gamme de prix concernée est d'environ 800 à 2500 ? pour une puissance de 170 à 300A avec des postes classiques à réglages par commutateur et sans fonction avancée de réglage synergique ou de soudage en mode pulsé.

2 - Les usages

Il faut déjà commencer par cerner l'usage possible avant de définir la puissance.
Il faut savoir que le coût des consommables en soudage MIG (fil + gaz) est semblable ou inférieur au soudage à l'arc à partir du moment ou l'on en fait un usage régulier qui justifie l'utilisation de bobines de fil de 15Kg et l'achat de grandes bouteilles de gaz (2,5m3) ou la souscr_iption à un contrat de location.
Pour un usage intensif avec des bouteilles de 11m3 et en prenant en compte les coûts de main d'?uvre, le MIG est au moins deux fois plus économique que l'électrode enrobée.
Sachant cela, même si à la base on souhaite acheter un poste MIG pour souder les épaisseurs de tôle d'acier qui posent problème avec un poste à électrode enrobée (inférieur à 2mm), il faut songer aux autres usages que l'on pourrait faire de ce poste MIG pour des épaisseurs supérieures (en restant inférieur à 10mm pour les postes compacts traités dans ce dossier).
L'usage du MIG offre tellement de facilités que l'on sera tenté dans bien des cas d'utiliser ce mode à la place de l'électrode enrobée : on a donc intérêt à prévoir à l'achat un produit qui offre plus de puissance.

3 - Les critères de choix

3 -1 - La puissance

Le tableau suivant précise l'ordre de grandeur de l'intensité de soudage selon les épaisseurs d'acier à assembler et les diamètres de fil utilisés.
Pour un assemblage à plat bout à bout, les épaisseurs peuvent être un peu supérieures si l'on peut réaliser une passe des deux côtés de la pièce.

Une distinction est faite entre le mode court-circuit (ou short arc) qui est très majoritairement utilisé dans la gamme de puissance couverte par ce dossier et le mode pulvérisation (ou spray arc) qui est limité au soudage à plat pour les plus fortes épaisseurs et dont l'usage reste limité pour cette gamme de postes compacts.
Entre les deux modes on a le transfert globulaire qui produits plus de projections et que l'on essaie d'éviter quand on soude avec un gaz mixte Argon CO2.
En fait l'intensité de transition entre les 3 modes dépend du taux de CO2 mais souvent on utilise un gaz un peu polyvalent qui permet de travailler dans les différents modes (ex ATAL 5) et cette recherche de la polyvalence conduit parfois à utiliser des intensités un peu supérieures à celles du strict mode de court-circuit (cela explique la plage d'intensité un peu élargie qui est utilisée dans le tableau pour le mode court circuit).

Diamètre de fil Ø 0,6mm Ø 0,8mm Ø 1,0mm Ø 1,2mm
Intensité de soudage en mode court-circuit
(ou en pulvérisation)
30 à 90A 50 à 120A 70 à 160A
(220 à 280A)
100 à 200A
(280 à 350A)
Epaisseur d'acier soudable en mode court-circuit
(ou en pulvérisation)
0,6 à 2mm 0,8 à 3mm 1 à 4mm
(5 à 10mm)
2 à 5mm
(5 à 15mm)


En MIG/MAG, l'intensité nécessaire est sensiblement plus forte qu'avec l'électrode enrobée et en mode court-circuit, la pénétration reste très limitée.

Attention, parfois certains fabricants indiquent des plages d'épaisseurs d'acier qu'il est possible de souder avec chaque poste : souvent ces chiffres sont très optimistes et ne correspondent pas à un usage courant.
Il ne faut en effet pas confondre la possibilité d'assembler deux pièces d'une certaine épaisseur en les réunissant par un cordon de soudure superficiel ce qui est très différent d'une véritable soudure qui assure une bonne pénétration sur toute l'épaisseur.

La puissance est le critère de choix qui nécessite la plus grande vigilance car l'intensité est souvent indiquée dans des termes qui peuvent être trompeurs.
L'intensité doit systématiquement être associée au facteur de marche et la température ambiante.

3 - 1 - 1 - Le facteur de marche

Il exprime le pourcentage de temps de soudure dans un intervalle de 10 minutes en fonctionnement stabilisé.
Ainsi un facteur de marche de 60% correspond à une succession de cycles de 6 minutes de soudure et 4 minutes de repos. Cela représente un usage typique en situation de travail intensif puisque dans le travail il y a toujours une part du temps qui est consacrée au positionnement des pièces entre 2 soudures.
Les facteurs de marche de 30 à 40% sont tout a fait réalistes dans bien des situations de travail (carrosserie, réparations ou construction amateur).
Pour l'électrode enrobée, on considère souvent que 40% est le facteur de marche normal compte tenue du temps passé à enlever le laitier mais avec le MIG ce facteur de marche peut facilement être dépassé.

Les facteurs de marche de 15% qui sont parfois utilisés dans des documentations commerciales ne sont pas représentatifs d'un usage normal et ne visent qu'à augmenter artificiellement la puissance apparente du matériel.

3 - 1 - 2 - La température ambiante

Elle est très importante mais pas toujours indiquée dans les caractéristiques techniques des documentations commerciales.
C?est la température de 40°C qui est utilisée dans la norme européenne EN 60974/1 mais certains fabricants utilisent 20 ou 25°C et la différence peut être significative.

Exemple : avec un facteur de marche de 60%, un même poste peut supporter une intensité de 160A à 40°C alors que ce sera 200A à 20°C

Ces intensités à ces températures correspondent à des maximums supportables sur une courte période d'essai sans déclenchement de la protection thermique et sans défaillance des composants (bobinage du transformateur et diodes de redressement qui doivent rester en dessous de leur température maximale).
Il ne s'agit donc pas de conditions de fonctionnement normales qui permettent d'assurer une bonne fiabilité du produit et la norme EN 60974/1 n'est pas une garantie de fiabilité.

3 - 1 - 3 - La tension de soudage

Avec un poste MIG, on choisit une tension en fonction de l'épaisseur à souder et on ajuste la vitesse de dévidage du fil afin d'avoir un arc stable ce qui correspond à une certaine intensité du courant de soudage.

La tension optimale qui permet d'avoir un arc stable pour une intensité donnée, a été normalisée afin de faciliter les tests et la formule suivante est utilisée:
U = 14 + (I*0,05)

Dans cette formule, on voit que la tension de soudage doit augmenter avec l'intensité alors qu'un transformateur a lui une caractéristique inverse. Cela explique que l'on doit augmenter la tension d'autant plus que l'on augmente la vitesse de dévidage qui va fixer l'intensité.

Certains fabricants (même parfois de bonne renommée) annoncent des intensités très supérieures à celle qui peut réellement être utilisée dans de bonnes conditions de soudage car l'intensité maximale qu'ils annoncent est obtenue avec une tension nettement trop faible.
Le problème est le plus flagrant si l'on souhaite souder de fortes épaisseurs en mode spray arc qui nécessite une tension sensiblement plus élevée.

Par construction, la puissance utile des postes triphasés est en générale limitée par cette tension de soudage au courant maximal alors que sur les postes monophasés, la première limitation vient du facteur de marche.
Ainsi avec un poste triphasé, on ne peut en général pas utiliser un facteur de marche inférieur à 25 ou 30% alors qu'avec un poste monophasé on peut encore avoir une tension suffisante avec un facteur de marche de 10 ou 15% (mais alors pour un usage forcement de très courte durée)

Attention : la référence à la norme EN 60974/1 est souvent indiquée de manière trompeuse : ce n'est pas par ce que les tests de tenue en température ont bien été réalisés selon cette norme (et donc à une certaine intensité, un certain facteur de marche et une certaine tension) que l'intensité maximale annoncée est elle aussi testée selon cette norme.

A défaut de précision sur les conditions de test de cette intensité maximale, il ne faut pas en tenir compte et ne retenir que l'intensité qui est spécifiée avec un facteur de marche d'au moins 30%.

Le nom du poste ou la capacité annoncée sont parfois très trompeurs surtout sur les produits bas de gamme mais les postes d'entrée de gamme de fabricants plus sérieux souffrent parfois aussi de ce défaut.

Exemple : le Bimax 162 du fabricant italien Telwin qui est très commun dans les grandes surfaces de bricolage a en fait les caractéristiques suivantes (à 40 °C) :
- intensité au réglage maximum : 145A
- intensité de travail maximum selon EN 60974/1 : 115A à 15%
- intensité maximum à 60% : 55A

En fait, dans ce cas, l'intensité de réglage maximum n'est pas utilisable car d'une part elle correspond à un facteur de marche proche de 0% et d'autre part, à cette intensité la tension est trop faible pour réaliser une soudure correcte.

Dans le choix de la puissance, c'est bien l'intensité à 60% qui doit être retenue.
On a en effet intérêt à choisir une puissance nettement supérieure à celle strictement nécessaire afin d'avoir une plage d'utilisation toujours très inférieure au maximum supporté par le poste.
Cela à deux avantages :
- la durée de vie du poste sera maximisée (en particulier le module redresseur à diodes qui est sont sensibles aux surintensités inhérentes au procédé de soudage)
- la stabilité de l'arc sera améliorée vis-à-vis des petites variations de distance entre la torche et la pièce (fonctionnement dans une plage de faible chute de tension)

L'inconvénient c'est que le prix des postes augmente rapidement avec leur puissance.

3 - 2 - L'intensité minimale de soudage

C?est un point à ne pas négliger si l'on veut souder des tôles très fines (carrosserie) mais il n'est pas nécessaire de se focaliser sur la recherche de postes dont l'intensité minimale est en dessous de 30A.
En effet, les intensités les plus faibles que l'on puisse utiliser sont d'environ 30A avec du fil de 0,6 mm et 50 A avec du fil de 0,8mm.
Quand on sait qu'avec du fil de 0,8mm, on peut souder des tôles d'une épaisseur minimale d'environ 0,8mm et qu'avec du fil de 0,6mm ce minimum descend à 0,6mm mais que la tâche reste très délicate, on comprend que le fil de 0,6mm ne soit que très peu utilisé.
En plus, si l'on a une torche de 250A ou plus qui est équipée avec du fil de 1mm, l'usage de fil de 0,6mm devra de préférence se faire en changeant la gaine de la torche car elle est en général faite pour des fils jusqu'à 1,2mm et le fil de 0,6mm y serait mal guidé. Si on alterne régulièrement ainsi les diamètres de fil, on aura meilleur compte de changer de torche.
En définitive et compte tenue de la faible capacité de soudage avec du fil de 0,6mm, on gardera en général le fil de 0,8mm même pour les travaux les plus fins et cela permettra de travailler avec la plupart des postes à souder compacts.
Les fabricants sont parfois un peu optimistes sur l'intensité minimale de leur poste ce qui fait qu'en réalité, même avec du fil de Ø 0,6 mm, le courant minimal utilisable peut être un peu plus élevé que celui annoncé.

3 - 3 - Les galets d'entrainement

Tous les grands fabricants de postes MIG ont développés leur propre système d'entraînement du fil. Les autres fabricants utilisent des systèmes de quelques entreprises (souvent Swissfeed ou parfois Cooptim) qui se sont spécialisées dans la production de ce système important dans l'efficacité et la régularité du dévidage.
Dans les postes MIG, le fil est entraîné par 2 ou 4 galets (2 séries de 2 galets) couplés à un moteur à courant continu.
Sur ces galets, pour souder de l'acier, en général seulement un galet sur deux est moteur, l'autre étant simplement un galet presseur qui est en fait un roulement à bille qui a un mouvement libre.
Le galet moteur à une forme en V ce qui assure un contact sur le fil en trois points avec le galet presseur : ça permet à la fois de maintenir fermement le fil d'acier mais aussi d'éviter d'endommager son cuivrage.

Si l'on ne soude que de l'acier, 2 galets suffisent à assurer une avance régulière.

Pour l'aluminium, le fil étant beaucoup plus malléable, si l'on veut avoir une avance régulière en toutes circonstances, il est intéressant d'avoir au moins 2 galets moteurs.
Sur certains matériels à 2 galets, cela se fait en remplaçant le galet lisse qui a un mouvement libre par un galet moteur avec une encoche en forme de U qui est identique à l'autre galet moteur pour aluminium sur lequel il vient s'engrainer. Cela assure une bonne accroche sur toute la surface du fil sans pour autant exercer une pression excessive qui pourrait le déformer et qui empêcherait un bon dévidage.
Les postes d'entrée de gamme avec 2 galets ne permettent pas cette disposition et même avec un galet pour l'aluminium, seul un des 2 galets est moteur et l'autre reste inchangé.
Les postes prévus pour un usage intensif ont 4 galets ce qui permet d'assurer le maximum d'efficacité en toutes circonstances.

Dans tous les cas, ces galets doivent être de bonne dimension (autour de 30mm de diamètre) afin d'assurer une bonne adhérence sur le fil.
Seuls certains produits très bas de gamme et souvent prévus uniquement pour des bobines de fil de 5 Kg, ont un galet nettement plus petit.

3 - 4 - La torche de soudage

C?est un élément important qui comme le reste du poste est caractérisé par une intensité maximum de fonctionnement à un facteur de marche spécifié (60 ou 40%).
Le facteur de marche annoncé par défaut est celui correspondant à un gaz de protection qui est le CO2 alors qu'avec un gaz mixte à base d'Argon (type M21 comme par exemple l'Atal 5), le refroidissement est moins bon (le gaz est moins dense) et le facteur de marche est sensiblement plus faible (par exemple 200A à 60% avec de l'Argon au lieu de 230A à 60% avec du CO2)

Le dépassement de ce facteur de marche ou simplement un usage régulier à une valeur proche du maximum conduit à un échauffement anormal et à une usure prématurée (en particulier pour les tubes contacts).

On trouve depuis quelques temps des torches qui ont une rotule au niveau du raccordement du câble sur la poignée. La torche coûte à peine plus chère qu'une torche normale et cette disposition est intéressante pour les torches de 250A ou plus qui ont par nature un câble un peu rigide. Cela facilite le mouvement d'oscillation du poignet que l'on fait en soudant.

Il est indispensable de choisir une torche avec un connecteur au format standardisé Européen mais mis à part quelques produits très bas de gamme, tous les postes ont cette fonction.

Dans le choix de la torche, il faudra surtout se préoccuper de la disponibilité des pièces détachées puisque pour les tubes contacts, il s'agit quasiment de consommables et qu'il faut pouvoir aussi remplacer éventuellement la buse, le diffuseur de gaz et la gaine (soit par ce qu'elle est usée, soit par ce que l'on veut souder de l'aluminium qui nécessite une gaine spéciale en téflon).

Si on fait un usage un peu polyvalent de son poste, on peut avoir intérêt à utiliser une petite torche de 150A équipée pour la carrosserie et une torche de 250 ou 350A pour les plus gros travaux.
La plus petite torche sera plus maniable et permettra aussi d'économiser un peu de gaz puisque l'on règle le débit de gaz en proportion du diamètre de la buse (pour l'acier, débit en litre/min égal au diamètre de la buse en mm).

La longueur de la torche est aussi un critère important sur ces postes compacts qui sont souvent assez lourds (ce peut être près de 100Kg tout équipé) et donc peu maniables.
On peut en général choisir entre une torche de 3 ou de 4m.
Si l'on ne soude que de l'acier, 4m est à privilégier si l'on veut facilement accéder aux pièces sur lesquelles on travaille.
Si l'on prévoit de souder régulièrement de l'aluminium, on devra se rabattre sur une torche de 3m afin de faciliter au maximum le dévidage pour les fils fins.
Pour la soudure régulière de l'aluminium avec des fils fins et une grande longueur de torche, l'idéal est d'utiliser une torche à fil tiré (système de dévidage intégré dans la torche) mais ça reste un accessoire haut de gamme rarement utilisable avec les postes de la gamme de ce dossier.

3 - 5 - Monophasé ou Triphasé ?

L'idéal est d'avoir une tension de soudage qui soit continue.
Une tension alternative triphasée redressée par un pont de diode fournie une tension qui est très proche d'une tension continue et qui peut donc être utilisée telle quelle. C?est le fonctionnement de tous les postes triphasés.
Une tension monophasée redressée est par contre très différente d'une tension continue car bien que toujours positive, elle passe par 0 volts 100 fois par secondes.

Aussi pour avoir un fonctionnement en monophasé aussi satisfaisant qu'un poste triphasé, les grands fabricants utilisent tous de gros condensateurs de filtrage qui ont un certain coût.
Les fabricants de postes de moindre qualité comme GYS et Cemont (sauf pour son modèle de 250A) font l'économie de ce filtrage ce qui fait que l'arc est un peut moins stable à cause d'une interférence entre l'oscillation du courant (due à la self et aux cours circuits) et la variation de tension due au secteur redressé. La différence, en termes de fonctionnement reste toutefois assez limitée.

Un autre problème avec les transformateurs monophasés c'est qu'ils absorbent un courant très important au démarrage même si aucun courant n'est consommé au secondaire (cette surintensité est en fait maximale lorsque le transformateur est branché au moment ou la tension alternative du secteur passe par zéro).
Avec un poste MIG, le transformateur est en fait connecté au secteur à chaque fois que l'on appuie sur la gâchette de la torche ce qui fait que cette situation de surintensité se produit très souvent sans que l'on puisse la maîtriser et cette surintensité peut même dépasser l'intensité maximale au primaire que l'on aura en situation de soudage.
Les transformateurs triphasés sont beaucoup moins concernés par ce problème du fait du décalage entre les trois phases.

On voit donc que chaque fois que c'est possible, on a toujours intérêt à s'équiper d'un poste triphasé.

3 - 6 - La puissance consommée

Dans l'achat du poste à souder, il ne faut en effet pas manquer de vérifier que l'intensité absorbée par le poste est compatible avec la puissance du compteur.
Il faut bien faire attention car la puissance absorbée par les postes MIG est assez importante.

Cette puissance est exprimée en KVA (kilo Volts Ampère) et l'on a les formules suivantes :
- pour le monophasé : P = U*I
- pour le triphasé : P= U*I * 3
I et U étant les intensités et les tensions du secteur entre phase et neutre donc 240V en monophasé comme en triphasé.
Cette puissance est exprimée à un facteur de marche spécifiée donc qui correspond à un certain courant de soudage.
Pour des courants de soudage différents, l'intensité absorbée sur le secteur est quasiment proportionnelle au courant de soudage.

Souvent la plaque signalétique du poste à souder n'indique pas la puissance mais deux valeurs d'intensité.
- I1max : c'est l'intensité maximum absorbée au secteur pour le courant de soudage maximum supporté selon la norme EN 60974/1. C?est ce courant qui faut utiliser par le calcul de la puissance et pour vérifier sa compatibilité avec le compteur EDF.
- I1eff : c'est l'intensité efficace théorique absorbée au secteur pour le courant de soudage maximum supporté selon la norme EN 60974/1
Attention, cette intensité efficace ne peut pas être mesurée avec un ampèremètre et elle ne doit pas être utilisée pour vérifier que le compteur ne sautera pas.

Cette intensité efficace est théorique car elle correspond au courrant efficace moyen en prenant en compte le facteur de marche utilisé.
Avec un facteur de marche « D », le courant primaire est en effet de I1max pendant D % du temps correspond au temps de soudure et quasiment nul le reste du temps de repos.
On a donc I1eff= √(I1max² * D)
Cette intensité efficace peut seulement servir à calculer la section des conducteurs électriques (basée sur leur échauffement moyen) ou la puissance facturée par EDF.

Encore une autre précaution concernant l'intensité absorbée au secteur : certains fabricant indiquent une intensité de fusible pour le secteur.
Souvent cette intensité est basée sur des fusibles retardés.
Le fonctionnement du disjoncteur EDF n'est pas retardé ce qui fait qu'il disjoncte plus rapidement qu'un fusible retardé : il ne faut donc pas confondre le dimensionnement du fusible de protection avec celui du compteur EDF qui lui doit bien être capable de délivrer le courant maximum du secteur correspondant à la situation de soudage.

4 - Les perfectionnements fonctionnels

4 - 1 - Le Burn-back

Aussi appelé Rétro fusion, c'est le temps qui s'écoule entre l'arrêt du défilement du fil et l'arrêt de l'alimentation électrique du transformateur donc aussi de la tension électrique appliquée au niveau du fil.
Pendant ce temps, l'arc se poursuit et le fil continue à fondre alors qu'il n'avance plus ce qui fait que la longueur de fil libre se réduit.
Si ce temps est trop court, le fil reste trop sortit et il faut le couper avant de recommencer une soudure (c'était parfois le cas sur d'anciens postes qui n'avaient pas de burnback).
Si ce temps est trop long, le fil continue à fondre jusqu'au niveau de la buse sur laquelle il se colle et il peut être alors très difficile de l'extraire.
Ce temps optimum varie un peu selon le diamètre de fil utilisé (le temps doit augmenter avec le diamètre) et la vitesse de dévidage.
L'inox nécessite un temps un peu plus court que l'acier mais c'est surtout l'aluminium qui nécessite un temps très court qu'il faut pouvoir régler.
A défaut de modifier ce réglage, on peut relever la torche plus ou moins rapidement en fin de soudure mais ce n'est pas l'idéal si l'on veut avoir une bonne finition.
En pratique, tant que l'on conserve le même diamètre et type de fil, et que l'on reste dans le mode short arc (donc avec une vitesse de dévidage modérée), on n'a pas de raison de modifier le réglage du burnback.

4 - 2 - Le Prégaz et Postgaz

Ce sont des temps pendant lesquels le gaz sort de la buse alors que la tension électrique n'est pas encore ou n'est plus appliquée au fil donc lorsque l'arc est éteint.
Cela permet d'améliorer la finition en garantissant une quantité de gaz de protection suffisante dès le début de la soudure et jusqu'à la fin.

4 - 3 - Les modes 2 Temps et 4 Temps

C?est le fonctionnement de la gâchette qui est différent selon la position d'un commutateur.
En 2 temps, c'est le mode normal : on appuie, ça démarre, on relâche ça s'arrête
En 4 temps, on appuie, ça démarre, on relâche, ça continue, on rappuie et on relâche et ça s'arrête. Souvent, en 4 temps, le premier appui commande le gaz et le deuxième appui commande l'arc ce qui fait que l'on joue aussi sur le pré gaz et le post gaz.
Ce mode 4 temps est un petit perfectionnement qui vise à réduire la fatigue du soudeur qui est obligé de maintenir une pression continue sur la gâchette de la torche en mode 2 temps.

4 - 4 - L'inductance de sortie ou self

Les postes ont quasiment tous une bobine d'inductance (ou self) additionnelle dans le circuit de puissance.
Même les rares postes sans inductance additionnelle ont toujours une petite inductance qui résulte naturellement de la construction du transformateur.
Cette self est essentielle pour lisser le courant en mode de soudage par court circuit qui est le plus utilisé pour les épaisseurs fines à moyenne avec un gaz à base d'argon.
La valeur de cette self influence la fréquence des courts circuits (donc le bruit de sifflement ou crépitement que l'on entend) et conditionne surtout l'amplitude de la variation du courant durant ces courts circuits et donc la régularité de l'arc.
Les postes de 250A ou 300A ont souvent 2 valeurs de self ce qui permet de mieux ajuster le comportement de l'arc sur toute la plage d'intensité. Des postes plus gros peuvent avoir 3 positions de selfs.
La self la plus grande est normalement utilisée sur la majeur partie de la plage d'intensité alors que la self la plus base est utilisée pour rendre l'arc plus énergique avec les plus faibles tensions de soudage ou au contraire pour les plus forts courants.
En soudant en mode spray arc, la self n'a plus de rôle et elle peut alors même être supprimée si l'on veut favoriser ce mode utilisé pour les fortes épaisseurs.
En termes de perfectionnements, les postes des grands fabricants ont en plus une résistance de puissance montée sur la self afin d'amortir les oscillations de tension qui résultent de l'adition de la self. C?est un perfectionnement mineur dont l'effet est à peine perceptible mais ça fait partie des multiples améliorations dont bénéficient les meilleurs produits et que l'on ne retrouve pas sur des postes plus bas de gamme (comme ceux de Cemont et de Gys).

4 - 5 - L'inversion de polarité

C?est une fonction que beaucoup de modèles intègrent soit d'origine soit en option.
Cela se fait soit en inversant les connections électriques sous le capot du compartiment de dévidage soit directement en face avant pour quelques modèles.
Cette fonction permet d'utiliser du fil fourré au lieu de fil massif et donc de se dispenser de gaz de protection.
En fait ça a peu d'utilité car le fil est très cher et dans ce mode on perd tous les intérêts du soudage MIG (mis à part l'avance continue du fil). Le seul avantage est de pouvoir travailler en extérieur alors qu'avec le MIG ce n'est plus possible dès qu'il y a un peu de vent.

5 - Les perfectionnements qualitatifs

En plus des fonctions plus ou moins utiles que comportent les postes MIG, ils peuvent être construit avec plus ou moins de soins et en incluant des perfectionnements qui ne sont pas fonctionnels et qui ne sont pas toujours affichés par le fabricant mais qui peuvent contribuer à la fiabilité du produit ou à sa facilité d'utilisation.
Ce sont souvent sur ces petits perfectionnements que l'on fait la différence entre un produit haut de gamme destiné à un usage intensif dans les pires conditions et un produit bas de gamme destiné à un usage intermittent dans des conditions plus favorables

5 - 1 - Les protections

Tous les postes MIG contiennent au moins une protection thermique afin d'arrêter le fonctionnement du poste en cas de surchauffe et en laissant le ventilateur actif afin d'accélérer le refroidissement.
En général, c'est un thermo contact qui est fixé sur le transformateur car c'est cet élément qui est le plus cher et donc qui est dimensionné au plus juste.
Les postes de la meilleure qualité incluent aussi une protection thermique sur le pont de diode car cet élément est assez fragile et il peut s'échauffer plus rapidement que le transformateur qui a une forte inertie thermique.
Même cette protection supplémentaire n'est pas assez rapide pour des surintensités très rapides et certains postes ont en plus une sécurité qui agit sur la détection des courts circuits.

5 - 2 - Vitesse de dévidage du fil

Indépendamment du système de galets et de moteur, l'électronique de commande peut être plus ou moins sophistiquée afin d'offrir en plus d'une vitesse variable en continue des fonctions comme:
- un démarrage progressif du fil qui accélère le moteur soit pendant une durée déterminée soit jusqu'à ce que l'arc se produise (ce n'est vraiment utile que pour les vitesses de fil les plus élevées et les diamètres de fil les plus importants donc en particulier en mode de soudage en spray arc)
- une véritable régulation de la vitesse du fil indépendamment des frottements qu'il subit (variation de la courbure de la gaine de la torche, état du tube contact, bobine de fil plus ou moins lourde). Cette régulation est un critère important de la régularité du soudage et est surtout importante aux plus basses vitesses car c'est là que le moteur est naturellement le plus irrégulier.
Avec un système de dévidage très stable à une vitesse de 2 ou 3 m/min, on peut profiter de toute la plage d'intensité du fil et éviter par exemple de changer la bobine de fil de 0,8mm pour passer en 0,6mm pour souder les plus faibles épaisseurs.
Ce sont surtout les plus petits postes pour bobines de 5Kg qui sont sujet à des problèmes de stabilité de dévidage car non seulement leur système de variation de la vitesse est très simplifié mais aussi l'alimentation du moteur se fait sur la tension de soudage qui varie selon l'intensité et les réglages utilisés (les postes pour bobines de 15Kg ont eux, une alimentation par un transformateur séparé pour l'électronique de commande du moteur).

En général cette régulation de vitesse n'est pas documentée mais on peut l'apprécier en essayant de freiner le galet à la main lorsque l'on se met sur la position de la plus basse vitesse.
Avec une bonne régulation, la vitesse ne varie pas plus de 5%.

5 - 3 - Protection contre l'environnement

Les ateliers sont souvent soumis à des conditions difficiles de poussière ou d'humidité importante qui sont de nature à réduire la durée de vie du matériel s'il ne comporte pas de protection particulière.
- contre les poussières, le mieux est d'avoir un compartiment dédié dans le poste pour tous les circuits de commande (carte électronique, relais, commutateurs) et qui ne soit pas traversé par le flux de ventilation.
A défaut, il peut y avoir des protections plus ciblées en ensachant le commutateur de tensions ou en protégeant plus ou moins la carte électronique contre le flux d'air.
- contre l'humidité, certains postes haut de gamme ont une carte électronique qui subit un traitement particulier (tropicalisation) et de même le transformateur peut aussi être protégé par un vernis afin d'éviter que l'acier ne rouille fortement.

6 - Les configurations types

En fait dans cette catégorie des postes MIG compacts traditionnels, on va trouver 3 types de puissances qui correspondront chacune à un type d'usage et un diamètre de fil.
Il faut en effet bien garder à l'esprit que contrairement au soudage à l'électrode enrobée, l'utilisation du MIG ne permet pas de changer rapidement le diamètre de fil selon les travaux à réaliser (il faut bien compter 5 min pour changer de bobine de fil, de galet et de buse de torche). Une fois que l'on a monté un fil, on essaie donc en général de le garder pour réaliser un maximum de travaux.

On va donc typiquement trouver les configurations suivantes :
- un poste de 170 à 200 A (selon son facteur de marche à cette intensité) qui sera équipé de fil de 0,8mm qui pourra être exploité dans toute sa plage d'intensité utile. Ce poste conviendra très bien soit pour faire de la carrosserie (en utilisant éventuellement du fil de 0,6mm dans certains cas) ou pour souder les tôles trop fines pour utiliser l'électrode enrobée.
- un poste de 250 A qui sera en général équipé avec du fil de 1mm pour réaliser des travaux de réparation ou d'assemblage léger sur tubes ou petits profilés. S?il a un facteur de marche et une tension suffisante à 250 A et s'il possède une deuxième position avec une faible inductance, il permettra aussi occasionnellement d'étendre un peu sa capacité d'assemblage d'acier en mode spray arc tout en gardant le fil de 1mm.
Equipé de fil de 0,8 mm (voir 0,6 mm si sa plage d'intensité l'autorise) il permettra aussi de réaliser des réparations sur les plus fines tôles.
- un poste de 300 à 350 A qui sera soit équipé de fil de 1mm pour un usage un peu universel, soit équipé de fil de 1,2mm pour réaliser de la petite production.

7 - Les principaux fabricants de postes

En Europe, il y a 3 grandes entreprises (ESAB, Fronius et Kemppi ) qui produisent des postes à souder de qualité et une multitude d'autres fabricants plus petits qui ont aussi une gamme assez large mais qui sont plus ou moins bien distribués en France.

Aux Etats-Unis, il y a 2 grandes entreprises (Lincoln Electric et Miller Welding) qui produisent une très large gamme de postes à souder qui sont aussi distribués en France.
Ces produits sont de très bonne qualité.
Ces postes ont été adaptés pour le marché européen (diamètre de fil, tension d'alimentation, connecteur de torche, normes) et une partie est même fabriquée en europe.
Malgré ces adaptations, ils restent d'une conception américaine et cela se ressent sur les postes triphasés de puissance inférieure à 300A car ils ne sont pas équipés d'inductance de lissage du courant : cette conception est bien adaptée pour la soudage avec du CO2 qui est très utilisé aux Etats Unis mais c'est moins optimisé pour le soudage en mode short arc et à base d'argon beaucoup plus utilisé en France.
Sur les postes de puissance supérieure qui sont équipés de 2 sorties d'inductance, ce petit inconvénient n'existe pas.
Avec la baisse du Dollar par rapport à l'Euro, on aurait pu espérer voir le prix de ces produits américains baisser mais en fait ça n'a pas vraiment été le cas. En fait, leur prix est resté en général semblable à ceux des bons produits européens.
Les principaux fabricants européens seront passés en revue pour la gamme qui nous intéresse en attirant l'attention sur les spécificités de chacun au-delà du nom plus ou moins prestigieux du fabricant.

7 - 1 - ESAB (Suède)

C?est le plus grand fabricant européen. Il dispose d'une gamme très large qui couvre toutes les puissances.
Pour les produits de ce dossier, c'est la gamme OrigoMAG (monophasé) ou OrigoMIG (triphasés) qui correspond aux critères de choix (il y a la même gamme de puissance avec les deux types d'alimentations).
Les produits de cette gamme ont un positionnement intermédiaire entre l'usage amateur et l'usage professionnel ce qui fait que bien que leur construction reste de bonne qualité, ils ont peu de perfectionnements.
Ainsi, on ne trouve ni démarrage progressif, ni mode 4 temps, ni post-gaz et le burn back est ajustable mais difficilement accessible. La protection contre les surcharges est aussi un peu simplifiée mais ces produits sont bien dimensionnés avec un très bon facteur de marche.
Le système d'entraînement est robuste mais un seul des 2 galets est moteur même en position aluminium.
Si vraiment on veut un poste ESAB avec tous les perfectionnements des meilleurs postes professionnels et d'une qualité irréprochable qui a fait la réputation de la marque ESAB, on devra s'orienter vers la gamme Origo Pro avec le modèle Mig340 Pro mais il s'agit là d'une autre catégorie de prix.
Pour ce qui concerne notre dossier, les produits ESAB restent intéressants car leur dépouillement de fonctionnalités a conservé les fonctions essentielles et la qualité ESAB se retrouve aussi dans le support qui bénéficie d'un réseau très bien implanté.

7 - 2 - KEMPPI (Finlande)

C?est un fabricant dont la gamme compacte (Kempomat) est excellente en tous points. Cette gamme est clairement destinée à un usage professionnel dans les pires conditions alors qu'il y a une gamme Miger plus légère destinée au bricolage mais qui n'est quasiment plus distribuée en France.
La gamme Kempomat est très complète puisqu'elle couvre une large gamme de puissances avec un bon facteur de marche et qu'elle comporte aussi des modèles monophasés. Même les produits les plus puissants ont des réglages qui permettent de travailler avec les fils les plus fins.
Kemppi a particulièrement soigné l'ergonomie de ces produits : système de graduations multiples qui aide au réglage, boutons bien accessibles, y compris pour le burnback qui est gradué selon le type de fil, angle de sortie de la torche qui limite les contraintes sur le connecteur du poste.
La fiabilité est aussi un point fort de ces produits : très robuste système de dévidage avec 2 ou 4 galets, conception qui protège bien les circuits de commande, ventilateur commandé par la température afin d'éviter un empoussièrement et une usure prématurée en milieux difficiles.
L'efficacité de la régulation de la vitesse de dévidage du fil dès les plus basses vitesses et la possibilité d'utiliser une torche à fil tiré spéciale aluminium, font partie des perfectionnements qui distinguent ces produits des postes plus bas de gamme.

7 - 3 - FRONIUS (Autriche)

C?est un fabricant d'excellents produits avec une gamme étendue dans le haut mais qui comporte peu de postes compacts classiques qui représentent le bas de la gamme.
Pour notre dossier, c'est le modèle Variostar qui correspond aux critères.
En fait, le même produit est décliné en trois puissances mais seules deux sont vraiment intéressantes car le modèle monophasé est trop peu puissant au regard de son prix.
Cette gamme Variostar a un bon facteur de marche, elle est bien équipée, conçue pour un maximum de fiabilité et sa construction est de très bonne qualité.
Les torches Fronius qui vont avec bénéficient du même souci de perfection.
On peut être un peu étonné de trouver un système d'entraînement de fil qui utilise largement le plastique mais ce même système est aussi utilisé sur les produits les plus haut de gamme de chez Fronius (ils ont alors 4 galets alors que le Variostar n'en a que 2, tous moteurs en position aluminium). En fait il s'agit d'un plastique technique (type PET renforcé de fibres de verre) qui est très rigide et de qualité bien supérieure à d'autres plastiques que l'on trouve sur des produits plus bas de gamme.
L'aide au réglage est très complète avec un système de graduations multiples qui facilite le réglage pour le principal diamètre de fil et qui est complété par un tableau détaillé pour les autres diamètres.
Les ajustements les moins usités (y compris le burnback) sont moins accessibles puisqu'il faut enlever le capot supérieur.
La puissance des modèles triphasés leur permet une bonne polyvalence grâce à une plage d'intensité très large et bien étagée.
Le Variostar 2500 est bien adapté pour le travail dans un garage ou un atelier de réparation alors que le Variostar 3100 a une puissance et des fonctions (double prise d'inductance et torche largement dimensionnée) qui permettent de faire du travail plus lourd dans de la construction avec du fil de 1,2mm mais qui peut aussi utiliser le minimum d'intensité des fils les plus fins.
Il faut aussi signaler que la précédente gamme de Variostar (très proche de la gamme actuelle mis à part qu'elle n'avait pas de démarrage progressif de série), est commercialisée avec un habillage différent sous la marque Castolin (gamme CastoMig).
En marge des 5 grands fabricants cités et qui proposent tous de très bons produits, il est important de passer en revue plus précisément la gamme de 2 fabricants (Air Liquide et GYS) qui sont très répandus en France et qui intéressent souvent les acheteurs du fait de leur prix un peu plus faible que les autres grandes marques.

7 - 4 - AIR LIQUIDE WELDING - SAF/FRO (France) - CEMONT (Italie)

C?est un grand groupe qui au fil des années, des rachats et fusions, est parvenu à regrouper les activités soudage des marques suivantes : SAF, Oerlikon, Cemont, Comercy et Sauvageau.
En fait pour la gamme des postes MIG compacts, c'est le fabricant italien Cemont qui fabrique tous les produits avec des habillages un peu différents selon la marque sous laquelle ils sont vendus (SAF gamme Filcord, Oerlikon gamme Citoline ou Cemont gamme Maxistar et Blumig).

La gamme des postes compacts est intéressante car très bien équipée pour son prix: bon système d'entraînement à 4 galets (le moteur lui pourrait être un peu plus costaud), avance du fil progressive, burn back réglable en face avant, mode 2 temps et 4 temps, bon nombre de réglages de tensions.
Ce sont surtout les 2 modèles de 250 et 300 A (Blumig 283 et 353 ) qui sont les plus polyvalents car ils ont un bon facteur de marche et 2 positions d'inductance (en fait une position est un peu simplifiée car elle correspond à aucune inductance additionnelle mais ça reste bien adapté pour le soudage de pièces épaisses en mode spray arc que la puissance de ces modèles autorise avec du fil de 1mm).
Le modèle de 200A (Blumig 243) n'a aucune self additionnelle ce qui limite son usage aux plus faibles épaisseurs bien que sa tension minimale (comme celle de toute cette gamme) ne soit pas la plus adaptée pour travailler avec les plus faibles intensités avec du fil de 0,6mm (ce léger inconvénient existe surtout sur le modèle monophasé Blumig 241 qui a une self mais pas de condensateurs de filtrage).

La qualité de la conception et de la fabrication de ces modèles est assez bonne bien que sensiblement inférieure aux produits des meilleurs fabricants: on a là une explication de la différence de prix.
Chez Cemont, le modèle monophasé de 170 A (Maxistar 180 ou équivalent) est par contre à éviter car il a une construction beaucoup plus légère que le reste de la gamme et sa puissance est très inférieure à ce que laisse penser son nom.
Si vraiment on veut acheter un poste monophasé avec un budget très limité, on pourra avoir intérêt à s'orienter vers le Monomig 165 de GYS qui offre pour le même prix une puissance bien supérieure et qui est construit d'une manière beaucoup plus robuste (système d'entraînement du fil, contacteur de puissance, ventilateur, protection contre les poussières des circuits de commande). Le Monomig 165 a certes bien des fonctionnalités en moins mais il est d'une construction plus fiable.
A l'autre extrémité de la gamme des postes MIG d'Air Liquide, on trouve des produits plus perfectionnés et de meilleure qualité qui sont l'héritage de Commercy mais ils sortent du cadre de ce dossier.

7 - 5 - GYS (France)

C?est un petit fabricant français qui s'est beaucoup développé ces 10 dernières années, essentiellement grâce à la production de petits postes à souder à électrode enrobés basés sur la technologie inverter.
Ces produits connaissent un très vif succès grâce à leur prix très compétitif, leur facilité d'utilisation et leur bonne qualité.
En fait Gys a une certaine obsession de la réduction des coûts de fabrication qui a conduit à développer des inverters qui pouvaient être produits en France à un coût beaucoup plus limité que ce que proposent les grands fabricants sans trop sacrifier la performance ni la qualité.
Cela a été rendu possible en utilisant une technique de fabrication de cartes électronique de puissance utilisée depuis plus de 20 ans dans l'électronique grand publique et en l'adaptant aux inverters grâce à la mise en parallèle de composants standards d'un prix beaucoup plus réduits que les modules de puissance utilisés sur les inverters haut de gamme.
Ces efforts de développement en coopération avec des organismes de recherches publiques ont permit d'aboutir à des inverters d'un bon rapport qualité.

Malheureusement la gamme des postes MIG (qui touche un public plus limité) n'a encore pas profité de ces récents développements et pour proposer des produits d'un prix plus réduit que les grands fabricants, GYS a du faire de nombreuses concessions.
Ainsi la gamme Monomig ou Trimig qui nous intéresse correspond à des produits rustiques qui n'ont aucune fonctionnalité avancée telles qu'on peut les trouver sur des produits de marque plus haut de gamme.
L'entraînement se fait avec 2 galets dont un seul est moteur (mais il est bien dimensionné), la régulation du dévidage est efficace mais sans démarrage progressif, le burn back n'est pas réglable, il n'y a ni pré gaz ni post gaz, il n'y a pas de mode 4 temps, il n'y a aucune aide au réglage et la notice qui est bâclée et qui tient sur une feuille A4 n'est pas digne d'un fabricant sérieux.
Pour limiter les coûts sur ces postes, GYS utilise un bouton minuscule et mal adapté pour le réglage de la vitesse de défilement du fil alors que c'est justement le bouton que l'on manie le plus et que l'on doit pouvoir ajuster précisément.
Dans sa chasse aux économies, GYS a même été jusqu'à dispenser ces postes de cartouche fusible pour protéger le circuit électrique de commande.
Sur la gamme monophasée, les économies ont aussi conduit GYS à ne pas utiliser de condensateur de filtrage de la tension redressée et à réduire au strict minimum le nombre de positions de réglage de la tension de soudage.

Décrit ainsi ces postes MIG pourraient paraître archaïques et à fuir mais ils conservent un certain intérêt. En effet, tous ces petits perfectionnements absents sur ces produits GYS ne sont pas vitaux si l'on ne passe pas ses journées à souder, si l'on accepte de passer un peu plus de temps à maîtriser son poste et si on ne lui demande pas trop de polyvalence.
Par ailleurs, les produits GYS de cette gamme ont l'avantage d'être livrés avec des torches du fabricant allemand Binzel qui sont de bonne qualité et dont les pièces détachées sont les plus faciles à trouver.
Heureusement les économies sur les fonctionnalités et sur les coûts d'assemblage, n'ont pas affecté la qualité générale de la fabrication qui reste relativement bonne et qui devrait assurer une longue durée de vie à ces produits qui sont d'une construction robuste.

Le modèle Trimig 170 est particulièrement bien adapté pour du travail de carrosserie grâce à sa bonne plage de réglage qui permet à la fois d'utiliser du fil de 0,6mm dans les plus faibles intensités et aussi de travailler plus régulièrement avec du fil de 0,8mm dont on pourra exploiter toute la plage utile d'intensité avec un bon facteur de marche.

Sur le modèle Trimig 255, la puissance est plus limitée que ce que laisse penser le nom du produit et d'ailleurs son poids relativement léger est un autre indice de sa faible capacité.
Bien que ce poste soit annoncé avec une plage de réglage d'intensité qui atteint 250 A, sa tension et son facteur de marche sont en fait très insuffisants pour pouvoir travailler à cette intensité.
Avec une intensité maximale de 200A et un facteur de marche de 35% à 40°C, ce produit serait plutôt appelé Trimig 205 chez les grands fabricants.
L'autre petit inconvénient de ce produit (pourtant pas très puissant et qui dispose d'un bon nombre de réglages de tensions) c'est de ne pas permettre de travailler avec les plus faibles intensités : avec du fil de 1mm ou de 0,8mm, il n'y aura pas de problème, mais la tension de soudage sera trop forte avec du fil de 0,6mm pour pouvoir travailler sur les tôles les plus fines. De plus l'absence de réglage de burn back devient rédhibitoire pour utiliser un fil beaucoup plus fin que celui prévu d'origine (1mm).

La gamme des postes MIG GYS comporte aussi des modèles de bas de gamme pour des bobines de 5Kg alors que le haut de la gamme (Magys 410 ou Geneys 510) a certes quelques fonctionnalités qui les rendent bien adaptés à un usage professionnel mais GYS reste un des rares fabricants à ne proposer aucun poste MIG avec des fonctions avancées tels que le réglage synergique ou le soudage en mode pulsé (une nouvelle gamme annoncée pour fin 2008 et courant 2009 comportera ces fonctions là).

Les postes GYS ne sont donc pas forcement un mauvais choix pour certains usages mais il ne faut pas se laisser abuser par les plaquettes commerciales qui laissent parfois croire à une puissance supérieure à celle réellement utilisable et qui classent dans la catégorie « professionnel » des postes pour bobines de 5Kg de très faible puissance dont même bien des amateurs ne pourraient pas se satisfaire.

7 - 6 - Principaux autres fabricants européens distribués en France

Migatronic (Danemark)
Ce fabricant produit une large gamme de matériel de qualité similaire à celle des grands fabricants bien que cette entreprise reste de taille sensiblement plus petite.
La gamme Automig est très complète tant en triphasé qu'en monophasé et couvre les puissances utiles jusqu'à 200A correspondant au travail sur tôles fines à très fines grâce à leur bonne plage de réglage d'intensité.
Il faut toutefois se méfier du nom de ces produits car leur puissance est beaucoup plus faible que ce que laisse penser leur nom et leur plage de réglage de courant qui est annoncée est supérieure à ce qui peut réellement être utilisée (surtout pour les triphasés).
Les modèles Automig 181 et 183 ont vraiment une puissance limitée et en plus le modèle 183 n'a pas de self de lissage additionnelle ce qui limite sa polyvalence.
Ces produits ont un bon système d'entraînement à 2 galets (tous deux moteurs en position aluminium) et des réglages bien adaptés et accessibles. Ils n'ont pourtant pas de fonction avancée comme le démarrage progressif ou le post gaz.
Leur construction est de bonne qualité et offre les garanties de fiabilité nécessaires dans un usage professionnel.
Pour des usages un peu plus polyvalents (travail sur des épaisseurs supérieures), c'est la gamme MIG qui offre tous les choix de puissance et qui existe en version compacte ou a dévidoir séparé. Le MIG 305, bien qu'adapté aux plus fines tôles, n'est pas le plus intéressant car il n'est pas très bien équipé pour le soudage de fortes épaisseur (pas de réglage de position de self, pas de démarrage progressif).
Les modèles de puissance supérieure sont mieux équipés mais ils sont moins polyvalents du fait de leur puissance qui ne permet pas un réglage adapté aux plus faibles épaisseurs.
Après il y a d'autres produits chez Migatronic mais ils sortent du cadre de ce dossier.


EWM (Allemagne)
Ce fabricant de produits haut de gamme dispose d'une distribution un peu limitée en France et il n'offre pas de produit de faible puissance ni en monophasé.
Dans la gamme qui nous intéresse, ce sont les produits Saturn 251 ou 301 qui sont proposés avec un facteur de marche important. Ils offrent tous les perfectionnements que l'on peut attendre et leur conception ainsi que leur fabrication sont de très bonne qualité.
Malgré leur forte puissance, leur bonne plage de réglages les rend bien adaptés pour les tôles les plus fines.
Une nouvelle gamme Mira est annoncée pour mi 2008 : c'est une entrée de gamme avec des produits monophasés et triphasés plus légers (dans tous les sens du terme) et moins bien équipés mais aussi un peu moins chers.


Elektrosta (France)
C?est un petit fabricant qui propose une gamme importante de postes à souder de forte puissance bien adaptée pour les gros travaux.
Ces postes sont d'apparence un peu rustique du fait de leur fabrication en quantité trop limitée pour justifier des développements plus sophistiqués mais ils sont de bonne qualité et sans être spécialement bien équipés, ils comportent les principales fonctionnalités que l'on peut attendre de ces produits dans des usages professionnels.
Les modèles 290 et 320 CD3 pourraient à la limite rentrer dans le cadre de ce dossier mais ils ne permettent pas d'obtenir des réglages adaptés pour les plus fines tôles ce qui réduit un peu leur polyvalence.


Les fabricants italiens
Il y a en Italie, environ d'une dizaine de fabricants dont beaucoup sont plus ou moins bien distribués en France.
Parmi les principaux fabricants, on peu citer
- Telwin (bien connu pour ses produits très bas de gamme vendu en grande surface mais qui a aussi une gamme très complète avec des produits un peu plus haut de gamme)
- Cebora
- CEA.
Aucun des produits des fabricants italiens ne rivalise en qualité avec les postes des grands fabricants et en plus ils ne bénéficient pas d'un aussi bon support.
Leur principal atout reste leur prix bien qu'ils ne soient pas plus compétitifs que ceux de GYS.

8 - Où acheter son poste de soudage?

Dans les grosses quincailleries ou chez les négociants en fournitures industrielles, on trouvera le plus souvent de produits des marques d'Air Liquide ou GYS ou de fabricants italiens.
On ne sera pas toujours bien conseillé par le personnel sauf si l'on tombe sur la bonne personne qui connaît bien la soudure.
Le mieux est donc d'aller chez un professionnel de la soudure qui lui pourra apporté de meilleurs conseils surtout si l'on veut acheter un poste un peu puissant.
Ces professionnels ne sont pas très nombreux et en plus chacun vend une, voire deux marques.
Pour se faire une bonne idée, on aura donc intérêt à en voir plusieurs mais là on risque de faire pas mal de kilomètres.
Dans des départements un peu ruraux on ne trouvera pas un distributeur de toutes les grandes marques et finalement on choisira souvent en fonction de ce que l'on pourra trouver près de chez soi.
Il ne faut en effet pas négliger le support, au moins pour les pièces détachées ou les accessoires.
Mis à part les pièces de la torche, il n'y a pas de raison de changer régulièrement d'autres pièces.
Les galets s'usent normalement que très peu surtout dans cette gamme de postes qui n'est en général pas utilisée pour de la production intensive. Dans ces conditions, même s'il est probable que l'on ne changera pas les galets avant une dizaine d'année, il est plus sûr d'acheter un jeu de galet de remplacement dès l'achat du poste car dans 10 ans on risque d'avoir du mal à retrouver le bon modèle.
Le ou les guides fil du système d'entraînement peuvent aussi s'user mais la encore ce sera à un rythme très lent sur ce type de poste et à la limite, on peut parfois remplacer le guide fil d'entrée par un petit morceau de gaine.

9 - Le poste de soudage en occasion'

C?est une bonne solution surtout pour un amateur qui veut s'équiper avec un produit puissant et de qualité mais qui n'est pas près à y mettre le prix vu l'usage plus occasionnel qu'il en fera.
Il est très difficile de trouver des postes d'occasion de faible puissance par contre on trouve assez facilement des postes dans la gamme de 300 à 400A. Beaucoup ont un dévidoir séparé mais on peu aussi en trouver en version compacte.
Ainsi pour le prix d'un poste neuf de 170A et pas des meilleurs modèles, on pourra s'offrir un modèle de 350A qui soit assez récent (moins de 10 ans) et de bien meilleure qualité.
Il faut quand même éviter les modèles les plus anciens : ils ne sont pas très compacts et bien que les postes MIG ne soient pas d'une très haute technicité, il y a quand même eu quelques améliorations ces dernières années dans l'électronique de commande et dans le système d'entraînement.
Sur un poste un peu ancien même de très bonne qualité, il ne faut en effet pas s'étonner de ne trouver que 2 galets d'entraînement et de pas disposer de petits perfectionnements mineurs (pas de démarrage progressif, pas de mode 4 temps, pas de temporisation pour soudure par points) et même le réglage du burn back était assez rare.

Pour l'achat, là encore c'est chez les professionnels de la soudure que l'on pourra s'orienter car ils proposent souvent des produits d'occasion qu'ils ont pu reprendre lors de la vente d'un nouveau poste.
Le mieux étant les rares professionnels spécialisés dans la location de matériel de soudure car ils ont un parc de postes qu'ils veulent renouveler fréquemment et qu'ils revendent à des prix intéressants.
En achetant un poste d'occasion, on ne connaît pas toujours exactement ces caractéristiques surtout s'il est un peu ancien car on ne trouvera plus de documentation et la plaque signalétique n'est pas toujours très informative. Aussi, si l'on veut utiliser ce poste pour de la carrosserie, il faudrait être vigilant sur la tension minimale que l'on pourra mesurer à vide.
Pour un poste de 300A, elle ne devra pas être supérieure à 17V. Les postes plus gros, malgré leurs multiples positions de réglages, ne permettent pas toujours de s'adapter aux travaux les plus fins.

Avec un poste un peu ancien, on peut se confronter à différent types de pannes : le pont de diode reste l'élément le plus fragile bien qu'il ne s'use pas. Souvent autrefois, les postes étaient construits avec des grosses diodes individuelles ou assemblées en module de 2 diodes : c'est le plus simple à changer car ces diodes sont vissées et on peut en trouver des équivalents chez des distributeurs spécialisés (Radiospares ou Farnel).
Les postes plus récents ont un pont de diodes qui est un assemblage de petites diodes montées en parallèles et serties sur des plaques d'aluminium. Le problème c'est que ce type de diode (boîtier press fit pour des intensités de 25 ou 50A) est plus difficile à se procurer, à monter et nécessite surtout des caractéristiques identiques entre toutes les diodes mises en parallèle afin que le courant se répartisse régulièrement. Il faut donc remplacer en même temps toutes les diodes d'une même branche du pont (soit de 2 à 8 selon les puissances) et il faudrait choisir des diodes aux caractéristiques sélectionnées : elles ne sont vraiment pas chères mais elles sont quasiment introuvables au détail.
Si le fabricant ne propose plus de pont de diodes en pièces détachées on pourra trouver des pièces d'autres modèles à adapter.
Parmi les autres sources de pannes, on pourra trouver l'électrovanne, le commutateur de tension, le potentiomètre de réglage de la vitesse ou le contacteur de puissance : en général le remplacement de ce type de composant ne pose pas de problème vu qu'il s'agit de composants standards (il existe quand même de nombreuses variantes)
Il faudra surtout être vigilant sur le galet car bien qu'il ne s'use que peu, c'est toujours un problème quand on doit le remplacer et que le fabricant ne dispose plus des pièces détachées.
On peut parfois trouver un modèle compatible mais c'est assez rare vu la diversité des modèles.

10 - Conclusion de l'auteur arnaud72

Un poste MIG/MAG de qualité étant relativement cher, ça vaut le coup que l'on passe un peu de temps à cerner son besoin puis à faire le tour de différentes offres avant de se décider.
En fait, quand on regarde de près tous les produits passés en revue, on constate qu'il n'y a pas de différence significative de rapport qualité prix entre eux.
Certes, si l'on compare un Gys Trimig 255 avec un Kemppi Kempomat 2500 , il y a quasiment un rapport du simple au double dans leurs prix mais contrairement aux apparences, ces produits sont profondément différents l'un de l'autre et l'écart de prix est parfaitement justifiée par la différence de puissance, de polyvalence, de qualité et de support.
S?il est illusoire de courir après la bonne affaire, il faut aussi savoir que parmi les postes compacts traditionnels passés en revues, aucun ne se démarque profondément d'un autre sur la qualité des soudures qu'il permet de réaliser sur de l'acier (du moins tant que sa puissance reste suffisante).
Beaucoup de petits perfectionnements rajoutés sur les postes du haut de la gamme faciliteront le travail au quotidien mais ils ne remplaceront pas l'expérience d'un bon soudeur.


11 - Quelques liens Internet utiles
Le procédé de soudage MAG FIL MASSIF / GMAW / 135
Les gaz industriels de soudage et la norme européenne EN ISO 14175 : 06/2008
Quel type de gaz de protection dois je utiliser pour souder en MAG/135/ GMAW ?
Comment choisir le détendeur-débitmètre de gaz de soudage ?
Quels sont les différents types de raccords des bouteilles de gaz industriels ?
Comment réaliser la protection gazeuse à l'envers du joint des soudures ?
Quelles sont les couleurs des ogives des bouteilles de gaz selon NF EN 1089-3 ?
Comment choisir le gaz de protection selon le procédé de soudage et la matière


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Commentaires (11)

18/04/2013 08:42:07 - lion10
bonjour

Merci pour cet article de synthése. Je vous suggère toutefois d'y ajouter un paragraphe pour lister les références des procédés de soudure MIG / MAG, bien expliquer la nécessité d'une bouteille de gaz.
Une petite liste des gaz les plus courants fonctions des métaux à souder.
Enfin pourquoi le NO gaz est il déconseillé , ses limites et le fil utilisé dans ce cas et la confusion qu'il peut y avoir concernant le fil fourré qui demande du gaz quand même il me semble, il n'est fourré de gaz...
cdlt

17/06/2013 19:51:56 - ojo33
Bravo pour le travail fourni pour informer/échanger/partager !!!
je travaille perso dans les telecom (chacun son métier ;-)
Mais je me posais la question de savoir si on peut pratiquer ces techniques sur Bordeaux en club ou ouverture d'entreprise aux débutants ?

cdt

ojo

17/11/2013 15:32:18 - krimobec
vraiment constructif ce cours. merci

12/05/2014 15:24:09 - ivfplomb
Sujet clairement et précisément exposé.

Merci, j'ai beaucoup appris.

Bravo

31/10/2014 08:15:25 - minon6
Bonjour ,

Très explicite cela me permettra de faire le bon choix pour un future achat.

Merci

26/12/2014 17:56:58 - Lionsoudure
Bonjour,

Je viens de parcourir vite fait ce chapitre qui correspond vraiment à ce que je recherche : déjà, je dis merci à l'auteur et bravo pour toutes ces explications que je vais, cette fois, étudier dans les moindres détails !
Je pense y trouver mon bonheur pour faire mon choix.
Merci Arnaud 72

25/11/2016 21:01:29 - omrlepsykotist
Super merci, une vraie bible pour un novice en la matière (MMA depuis 7 ans mais jamais de MIG !), je compte m'y mettre et cet article est vraiment complet et objectif, MERCI Arnaud72, et longue vie à Soudeurs.com

05/03/2017 18:08:10 - denis54
Tout d'abord bonjour, je suis ancien sur le site mais totalement nouveau quant aux avis et commentaires pouvant y être faits.

Tout d'abord merci pour Arnaud 72. j'ai compulsé ton sujet sur le MIG, et j'y ai prêté une attention particulière. En effet, je cherche un poste assez puissant pour pouvoir souder du profiler de trois voir quatre mm d'épaisseur. Mon choix se porte sur un MIG GAZ.

Je constate que ton sujet date un peu et à présent, est-ce que les postes ont subi des améliorations en matière de puissance et de poids/taille.

GYS c'est-il mis au jour dans ce domaine (réglages, et autres subtilités)?

Dans la jungle actuelle des postes présentés au grand public (pour ma part, soudeur en MMA principalement) je ne sais toujours pas sur quel constructeur sérieux porter mon choix.

Il est vrai que nombreuses sont les arnaques qui vantent des qualités excellentes alors que tire vers le presque médiocre.

700 € serait mon prix, puisage demander un avis de PRO :confused:

Merci encore pour ton sujet.:rolleyes:

26/08/2017 11:27:54 - jlsoud
Bravo et Merci ! Je suis loin d'etre un PRO et votre article est tres didactique !!

22/09/2017 12:50:48 - CALCULATE
Bonjour,
Excellent article, très clair et très compréhensible. J'imagine le temps qu'il a fallu pour écrire tout cela, et l'expérience......
Donc c'est formidable pour quelqu'un qui découvre le soudage MIG/MAG. Bravo et un grand merci à arnaud72
Cdt

31/05/2019 20:24:52 - nausicaä
Merci pour cet article passionnant.