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  • Risques liés aux travaux de soudage par Benny Droesbeke, IWE, Institut Belge de la Soudure

    Le soudage consiste à assembler des matériaux en les amenant à l’état liquide ou pâteux sous l’action de la chaleur et/ou de la pression. La température peut atteindre 1500°C, voire plus.
    Quels sont les risques auxquels sont exposés les soudeurs lors de travaux de soudage?
    Article rédigé par Benny Droesbeke, IWE, Institut Belge de la Soudure, Antenne-normes Soudage

    Exposition aux vapeurs de soudage

    En raison de la température élevée pendant le soudage, toutes sortes de gaz, fumées et particules sont libérées sous la forme de vapeurs de soudage.
    Par leur exposition à ces vapeurs de soudage, les soudeurs courent un risque accru de développer des maladies respiratoires aigües et chroniques comme de l’asthme, un emphysème pulmonaire, une bronchite chronique ou un cancer du poumon. Une exposition aux vapeurs de soudage peut aussi causer des affections neurologiques et des intoxications graves.

    Composition des vapeurs de soudage
    L’AR Agents chimiques (arrêté royal du 11 mars 2002 relatif à la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs contre les Risques liés aux travaux de soudage risques liés à des agents chimiques - MB du 14 mars 2002), et en particulier la liste des valeurs limites d’exposition aux agents chimiques de l’annexe I, fixe une valeur limite légale pour les vapeurs de soudage en général, mais aussi pour les éléments séparés (ex. chrome, nickel, manganèse,…) (voir tableau 1). La liste des valeurs limites réglementaires d’exposition professionnelle la plus récente date de mai 2011.
    D’après le tableau 1, la valeur limite réglementaire pour les vapeurs de soudage (en général) est fixée en Belgique à 5 mg/m³. Une valeur limite de 5 mg/m³ signifie que l’exposition moyenne aux vapeurs de soudage pendant une journée de travail de 8 heures ne peut pas être supérieure à 5 mg/m³. Notons que le 1er avril 2010, les Pays-Bas fixaient déjà la valeur limite pour les vapeurs de soudage à 1 mg/m³ d’air.

    Procédés de soudage très courants

    MIG/MAG (Metal Inert Gas/ Metal Active Gas)
    Soudage par arc électrique par lequel un fil alimenté en continu est fondu à l’aide d’un arc de soudage entre le fil et la pièce à souder. Cet arc de soudage se forme dans un gaz qui est amené par une buse. L’on parle de soudage MIG ou MAG selon que l’on utilise un gaz inerte pur (argon ou hélium) ou un gaz contenant un gaz actif en plus du gaz inerte. Le soudage MAG est le procédé de soudage le plus fréquemment appliqué.

    TIG (Tungsten Inert Gas)
    Soudage par arc électrique où le soudeur crée un arc électrique entre une électrode non fusible et la pièce à souder. Cet arc de soudage se forme dans un gaz inerte (argon) et permet de faire fondre le matériau de la pièce à souder. Le matériau d’apport introduit dans l’arc se présente sous la forme d’une tige. Le soudage TIG est utilisé principalement pour des travaux de soudage de haute qualité.

    MMA (Manual Metal Arc welding)
    Ou soudage à l’arc avec électrode enrobée. Un arc de soudage électrique est amorcé entre une électrode fusible et la pièce à souder. L’électrode se compose d’un fil massif entouré d’un revêtement qui assure entre autres la protection du bain de fusion (c’est-à-dire la zone contenant le métal liquide). Le soudage MMA est fréquemment appliqué et est l’option la mieux adaptée à un environnement extérieur.

    Soudage autogène
    La torche de soudage produit une flamme par la combustion d’un mélange d’oxygène et d’acétylène. Cette flamme est utilisée comme source de chaleur pour faire fondre le matériau de la pièce à souder. Le matériau d’apport introduit dans la flamme est constitué d’une tige. Le soudage autogène est un procédé de soudage ancien qui est encore utilisé sur des chantiers et par les carrossiers.

    Tableau 1 - Valeurs limites et effets possibles des principaux éléments présents dans les vapeurs de soudage

    tableau_1_article_benny_droesbeke.jpg

    Schéma 1 - Emission de vapeurs de soudage lors du soudage à l’arc avec électrode enrobée


    tableau_2_article_benny_droesbeke.jpg
    Paramètres d’influence des vapeurs de soudage
    La composition des vapeurs de soudage ne provient pas uniquement du matériau de la pièce à souder (carbone ou acier inoxydable, aluminium,…) mais surtout du matériau d’apport et des produits résiduels sur la pièce à souder.
    Les pièces à souder sont souvent encore recouvertes d’une peinture de fond, d’une couche de galvanisation ou d’une huile de protection contre la corrosion.
    Le procédé de soudage et les paramètres de soudage suivant lesquels le matériau d’apport est soudé sont aussi très importants.
    Ainsi, l’émission de vapeurs de soudage est par exemple beaucoup plus élevée si l’on utilise une électrode enrobée d’une substance basique qu’une électrode enrobée d’un rutile minéral (voir schéma 1).
    L’intensité du courant de soudage constitue également un facteur déterminant: plus le courant est fort, plus l’émission de vapeurs de soudage est importante. La quantité de vapeurs de soudage produite dépend également du procédé de soudage (voir schéma 2).
    Dans la pratique, les entreprises qui travaillent de l’acier au carbone ont recours essentiellement au procédé de soudage MIG/MAG semi-automatique. Le soudage TIG est le plus souvent utilisé pour l’aluminium et l’acier inoxydable.
    Le soudage à l’électrode enrobée est surtout appliqué sur les chantiers. Le soudage à l’électrode enrobée et le soudage avec fils fourrés génèrent le plus de vapeurs de soudage (voir schéma 2).

    Mesures contre les vapeurs de soudage
    Des mesures de protection générales et individuelles doivent être définies sur la base des résultats de l’évaluation des risques.
    Voici les principales mesures de prévention selon la hiérarchie de prévention:
    - Mesures de prévention à la source: optimisation des para- mètres de soudage et élimination de la pollution superficielle (graisse, peinture, solvant, etc.).
    - Utilisation d’un système d’aspiration à la source avec filtre, avec ou sans recirculation.
    Notons que la recirculation est interdite pour les substances cancérigènes comme le chrome 6, le nickel, le cadmium et le béryllium.
    Les méthodes utilisées sont l’aspiration à la torche et l’aspiration à la source avec bras flexible ou l’aspiration sur la table de soudage.
    - Ventilation adéquate du local.
    - Bonne disposition du poste de travail avec choix judicieux de la position de soudage.
    - Bonne protection respiratoire; masques anti-poussières P3 nécessaires pour le chrome 6, le nickel, le béryllium et le cadmium (cancérigènes).
    La protection respiratoire, qui se trouve dans le bas de la hiérarchie de prévention, est cependant souvent nécessaire dans la pratique pour garantir une exposition inférieure à la valeur limite. Les protections respiratoires les plus appliquées sont le casque de soudeur perfectionné, le masque anti-poussières et le masque à surpression. Le masque à surpression est le plus fréquemment appliqué et offre la meilleure protection.
    Outre les mesures susmentionnées, il est très important que le soudeur soit conscient des risques liés aux vapeurs de soudage et du fait que les équipements fournis doivent être correctement utilisés.
    Une bonne (in)formation du soudeur est essentielle. De simples modifications de comportement peuvent réduire considérablement l’exposition aux vapeurs de soudage: • garder la tête hors du panache de vapeur de soudage • considérer le meulage comme une activité distincte nécessitant des équipements de sécurité adaptés et • éliminer la pollution superficielle

    Schéma 2 - Emission de vapeurs de soudage lors des divers procédés de soudage

    tableau_3_article_benny_droesbeke.jpg
    Risques électriques

    La plupart des procédés de soudage utilisent de l’électricité pour amorcer un arc de soudage. De ce fait, ils comportent un risque d’électrocution.

    Tension à vide
    Comme nous ne pouvons pas protéger le soudeur de l’électrode lors du soudage électrique, la tension à vide est aussi importante.
    Il s’agit de la tension présente entre l’électrode et la masse lorsque aucun courant de soudage ne passe.
    La tension à vide maximale d’un appareil de soudage et de découpage utilisant un arc électrique est définie à l’art. 57 du RGIE.
    Le tableau 2 mentionne les valeurs correspondant aux appareils de soudage pour usage industriel.
    Lorsqu’on réalise des travaux de soudage dans un environnement avec risque accru de dangers électriques, les valeurs maximales à respecter sont inférieures.
    On parle d'environnement avec risque accru:
    - s’il y a présence d’au moins une des conditions externes suivantes: peau mouillée ou immergée, contact fréquent ou permanent avec la masse (p. ex. soudage dans un fût en acier).
    - dès que le soudeur se trouve dans une position dite inconfortable (à genoux, assis, allongé).

    Lors de travaux de soudage dans un environnement avec risque accru, l’on doit utiliser un appareil pourvu d’un équipement permettant de réduire la tension à vide.
    Ces appareils sont reconnaissables à la présence du symbole S sur la plaque.


    tableau_4_article_benny_droesbeke.jpg

    Obligations en matière d’inspection et d’approbation
    Un appareil de soudage électrique doit être vérifié tous les cinq ans par un service de contrôle technique agréé et un rapport de ce contrôle doit être tenu à disposition.
    L’article 11 de l’AR du 12 août 1993 concernant l’utilisation des équipements de travail (MB 28 septembre 1993) impose également un contrôle périodique de l’état des équipements de travail par une personne compétente interne ou extérieure à l’entreprise.
    Les conclusions doivent également être consignées par écrit et conservées. En outre, les travailleurs qui utilisent une installation électrique doivent être bien informés des risques.
    Vérifiez régulièrement l’état des prises, des câbles et du boîtier du poste de soudage et procédez aux réparations si nécessaire.

    Exposition aux rayonnements optiques artificiels

    La lumière émise par un arc de soudage comprend, outre la lumière visible, un rayonnement ultraviolet et infrarouge intense (voir schéma 4). Le rayonnement infrarouge peut brûler la peau, endommager la rétine des yeux et provoquer, à long terme, une cataracte.
    Le rayonnement ultraviolet peut aussi brûler la peau (cf. le soleil). A long terme, il peut également provoquer une cataracte et endommager la cornée des yeux.
    A court terme, le rayonnement ultraviolet peut entraîner une inflammation de la cornée et de la conjonctive (après 4-8 heures).
    Ce phénomène, plus connu sous le nom de ‘coup d’arc’, survient souvent après une journée de travail. Il concerne généralement des non-soudeurs qui travaillaient à proximité.
    Dans la plupart des cas, ils guérissent spontanément.
    Pour protéger sa peau, le soudeur doit porter des vêtements de protection fermés et utiliser un masque de soudeur. Les yeux peuvent être protégés par un masque de soudeur pourvu d’un verre adapté (filtre).
    L’intensité et le spectre des rayonnements émis diffèrent suivant le processus et les paramètres de soudage.
    Le verre avec filtre doit donc aussi être adapté à l’activité.
    Les différents filtres sont définis par un numéro précis conformément à la norme EN 166 (Protection de l’œil - Exigences).
    Le tableau 3 offre un aperçu des recommandations extraites de la norme EN 169 (Protection de l’œil - Filtres pour le soudage et les techniques connexes - Spécifications de transmission et utilisation recommandée).
    Cette norme décrit le filtre de soudage le mieux adapté à une situation définie.
    S’il s’agit d’un masque de soudeur traditionnel avec filtre de soudage interchangeable, le filtre doit être choisi en fonction de l’activité. Les casques de soudeur modernes peuvent être équipés d’un filtre de soudage à obscurcissement automatique en fonction de l’activité, permettant ainsi de ne pas changer le verre.
    En outre, le filtre de soudage de ces casques est entièrement transparent lorsqu’on ne soude pas.
    Le verre ne se teinte que si le filtre détecte un arc de soudage.
    Pour protéger les personnes qui travaillent à proximité de travaux de soudage, des rideaux de soudage et/ou des lunettes de sécurité adaptées peuvent suffire.

    Schéma 3 - Rayonnement émis par un arc de soudage

    tableau_5_article_benny_droesbeke.jpg

    Tableau 3 - Aperçu des recommandations en matière de filtres de soudage (source : EN 169)

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    Risque de brûlure

    Lors des procédés de soudage classiques, la température atteinte est au moins équivalente à la température de fusion des matériaux à assembler.
    En cas de contact entre le corps et la pièce à souder ou la torche de soudage, le soudeur peut être grièvement brûlé.
    Dans de nombreux cas, le soudage libère ce que l’on appelle des étincelles de soudage.
    Il s’agit de projections de particules de matériau liquide provenant du bain de soudage.
    Ces particules peuvent aussi causer des brûlures et provoquer un incendie, si elles entrent en contact avec des éléments combustibles (chiffons, papier, produits inflammables, etc.).
    Pour l’éviter, il faut retirer tous les éléments combustibles de la zone qui entoure le poste de soudage ou, si ce n’est pas possible, les protéger au moyen d’une couverture de soudage.
    Un extincteur approprié doit également toujours être présent dans la zone des travaux de soudage, de manière à ce que le soudeur ou des personnes présentes puissent intervenir rapidement en cas d’incident.
    Le soudeur doit porter des équipements de protection individuelle adaptés:
    - Chaussures de sécurité fermées résistant aux températures élevées (code HRO)
    - Vêtements de protection: la norme EN ISO 11611 mentionne la classification des vêtements de protection pour soudeurs
    - Gants: la norme EN 12477 mentionne la classification des gants de soudeur en termes de protection contre les risques mécaniques et thermiques (voir schéma 4).

    Schéma 4 - Exemple de marquage sur les gants de soudeur

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    Exposition à la radioactivité


    Les électrodes de tungstène utilisées pour le soudage TIG peuvent contenir un isotope de l’oxyde de thorium.
    Cet oxyde augmente la température de fusion de ces électrodes et améliore la stabilité de l’arc de soudage.
    Toutefois, l’isotope thorium 262 est un composant (faiblement) radioactif qui a une très longue demi-vie physique.
    Cela signifie qu’il faut attendre longtemps avant que la quantité d’atomes radioactifs ne diminue de moitié. Ce composant émet entre autres des rayons alpha.
    Ceux-ci n’ont pas une grande portée dans l’air, mais ils sont très nocifs en cas de contact direct avec la peau et les muqueuses.
    Le danger réside donc surtout dans l’inhalation ou l’ingestion de la substance produite lors de l’affûtage de la pointe de l’électrode (comparable à la taille d’un crayon).
    Si ce type d’électrode est encore utilisé, il faut alors veiller à une hygiène très rigoureuse du lieu de travail concerné. Lors de l’affûtage, les poussières doivent être immédiatement recueillies dans un touret à meuler spécial, rempli d’huile.
    En Belgique, ces électrodes sont encore autorisées, mais il est conseillé d’utiliser des solutions alternatives contenant du lanthane ou du cérium pour remplacer le thorium.

    Troubles musculo-squelettiques

    Les soudeurs sont souvent penchés de longues heures sur leur travail ou doivent adopter des positions peu ergonomiques pour accéder à l’endroit à souder.
    Une position penchée en avant n’est pas ergonomique et augmente l’exposition aux vapeurs de soudage.
    La meilleure mesure de prévention est de bien positionner la pièce à souder.
    On trouve sur le marché de nombreux manipulateurs de soudure qui positionnent la pièce afin que l’endroit à souder soit beaucoup plus accessible.
    Ceci n’est pas seulement profitable pour le soudeur.
    En effet, la soudure d’avant-main (la torche dirigée vers le bas) donnera le plus souvent une meilleure qualité de soudure.
    Il n’est cependant pas toujours possible de manipuler la pièce à souder en position ergonomique.
    Réfléchir préalablement à l’ordre des étapes de soudage peut déjà épargner beaucoup d’ennuis.

    Vibrations transmises au système main-bras et bruit

    La plupart des travaux de soudage s’accompagnent de travaux de meulage.
    Ces travaux de meulage sont parfois nécessaires pour préparer la soudure, enlever la couche d’oxyde, nettoyer ou réparer une ancienne soudure,...
    Pendant le meulage, le soudeur est exposé aux vibrations, au bruit et aux projections d’éclats.
    Une bonne protection auditive, des lunettes de sécurité, des gants et éventuellement un masque anti-poussières sont recommandés pour protéger le soudeur.

    Exposition aux champs électromagnétiques

    Le soudage électrique utilise généralement des courants de plusieurs centaines d’ampères.
    Ce courant passe via un câble de soudage vers la torche et provoque ainsi un champ électromagnétique.
    Ce risque est traité en détail à l’article Travaux de soudage conformes à la nouvelle directive européenne (p. 12).

    Travaux avec des gaz sous pression

    Beaucoup de procédés de soudage utilisent des gaz sous pression.
    Dans les procédés de soudage TIG et MIG, on a essentiellement recours aux gaz inertes argon, hélium ou à un mélange des deux. Le procédé de soudage MAG utilise en plus d’un gaz inerte, un gaz actif, comme le CO2 par exemple.
    Les gaz inertes ne sont pas nocifs en soi, mais leur danger réside dans le fait qu’ils peuvent éliminer l’oxygène présent dans une pièce.
    Pour le soudage autogène, on utilise un gaz combustible - acétylène ou propane - avec de l’oxygène. Pour éviter un retour de flamme vers la bouteille en acier, les conduites doivent être dotées d’un arrêt de flamme et de dispositifs anti-retour. L’oxygène utilisé n’est pas combustible en soi, mais c’est un comburant qui peut entraîner la combustion spontanée d’huile, de graisse, de vêtements,…
    Les gaz sont stockés à haute pression, soit dans des bouteilles en acier, soit dans un grand réservoir raccordé à une conduite circulaire et qui fournit le gaz nécessaire à tout l’atelier.
    Les bouteilles en acier sont pourvues d’une étiquette et d’un code couleur (norme EN 1089-3 harmonisée au niveau européen) placé au sommet de la bouteille, pour que l’on puisse, en cas d’incident, voir de loin si le contenu de la bouteille constitue un danger ou non.

    Voici les mesures de prévention pour le stockage et la manipulation des bouteilles en acier:
    - Entreposer les bouteilles dans un lieu bien aéré éloigné de toute source de chaleur.
    - Séparer les gaz combustibles, les gaz inertes et l’oxygène.
    - Entreposer les bouteilles en position verticale et toujours les fixer pour qu’elles ne puissent pas tomber.
    - Ne jamais lubrifier les raccords d’une bouteille avec de l’huile.

    Espace confiné

    Souder dans un espace confiné (réservoir, citerne, cuve, cave, égout,…) implique des risques supplémentaires.
    Les risques énumérés plus haut sont généralement aggravés.
    Le risque d’électrocution est notamment beaucoup plus important parce que le soudeur est souvent entouré de matériaux conducteurs (p. ex. réservoir en acier).
    Il est aussi souvent beaucoup plus difficile de trouver une position de travail confortable.
    Le risque de manquer d’oxygène est particulièrement élevé.
    Une partie de l’oxygène présent est utilisée par la combustion.
    Un casque de soudeur avec système d’adduction d’air autonome peut offrir une solution.
    Certains gaz peuvent aussi présenter un danger d’explosion.
    Une ventilation suffisante est dès lors primordiale.
    Le bruit constitue un autre risque: dans un espace confiné, le bruit se répercute contre les parois et est source de nuisance sonore.

    Maîtrise des risques

    Les risques auxquels le soudeur est exposé diffèrent suivant le procédé de soudage.
    Une bonne analyse des risques doit mettre en lumière tous ces risques.
    Grâce aux moyens dont nous disposons aujourd’hui et si les soudeurs ont été sérieusement (in)formés, ces risques peuvent être ramenés à un niveau acceptable dans la plupart des cas.
    Références: Rapport “Détermination de l’exposition aux fumées de soudure lors du soudage de l’acier inoxydable” de 2005 établi par le laboratoire de toxicologie industrielle de la Direction générale Surveillance du Bien-être au Travail.

    Article rédigé par Benny Droesbeke, IWE, Institut Belge de la Soudure, Antenne-normes Soudage

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